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Méditation d'une sœur de Chalais 2023-2024 B

Ça brûle !

7ème dimanche de Pâques

Jn 17, 11-19

Une sœur de la communauté qui est maintenant auprès du Seigneur disait souvent à certaines heures : « Mais où sont les sœurs ? Mais où sont les sœurs ? »

Aujourd’hui en ce 7ème dimanche de Pâques, nous aurions envie de dire nous aussi : « Mais où est Jésus ? »

L’Évangile de ce dimanche doit nous rassurer : il n’est pas loin puisque la prière qu’il faisait au Père la veille de sa Passion demeure une fois retourné au Père.

Jésus continue de prier pour ses amis ; continue de les envoyer en mission auprès des nations. Il demande chaque jour pour nous la protection du Père car il sait les dangers qui nous menacent.

Et Jésus nous promet, comme aux 1ers disciples, son Esprit Saint afin d’être ensemble, en Église, témoins de son amour pour le monde.

Jésus continue de brûler pour le Salut de l’humanité. Son amour, qui est aussi celui du Père, ne s’éteindra pas !

Laissons-nous atteindre, laissons-nous consumer par ce feu bienfaisant pour le monde.

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Ciel d’azur ?

Jeudi 9 mai  – Solennité de l’Ascension – Année B

Mc 16, 15-20

Il est fort probable que cette fête de l’Ascension ne dise pas grand choses à nos contemporains, inquiets surtout de leur vie présente, et que les tableaux et fresques représentant le Christ s’élevant dans un ciel d’azur leur semblent un doux folklore !
Et pourtant…. Cette fête nous donne à contempler le mystère de l’accomplissement, de la Pâque du Seigneur, le mystère du Christ s’en retournant à la droite du Père, comme son enfant bien-aimé qui rentre chez Lui. Il nous prend avec Lui et nous avons notre demeure en Dieu. La merveille de l’Ascension, c’est que désormais il y a un homme en Dieu.
Nous lisons cette année la finale de l’évangile de Marc. Cette finale est à l’inverse de l’annonce de la Résurrection que nous lisions lors de la Vigile Pascale : des femmes tremblantes et bouleversées qui s’enfuient sans rien dire car elles ont peur. Leur mutisme signifie que ce qui arrive est complètement nouveau. A l’inverse, en ce jour, la Bonne Nouvelle saisit les disciples et nous presse à leur suite : Elle nous entraîne au-delà des frontières, « jusqu’au monde entier et vers toute la création ». L’élan du Ressuscité nous pousse toujours plus loin, toujours plus profond, avec des signes de fécondité et de renouvellement étonnants.
La vie de Dieu se manifeste dans un excès vivifiant dont nous sommes les témoins.
N’ayons pas peur « le Seigneur travaille avec nous » de toutes les manières possibles.

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Porter un fruit de paix

6ème dimanche de Pâques

Jn 15, 9-17

Nous sommes toujours en cet unique jour de Pâques qui se déploie sur 7 dimanches !

Le temps pascal veut nous aider à nous acclimater à la plénitude de la joie de Dieu… Car si Dieu demeure en nous, sa joie y demeure aussi….

Mais nous vivons très en deçà de ce que nous célébrons.

Comment rejoindre Sa présence en nous alors même qu’elle nous échappe totalement ?

En demeurant en son Amour…nous dit Jésus

Et comment demeurer en son amour ?

En nous aimant les uns les autres.

Rien n’est plus difficile.

Il nous a prévenus : il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime….

Certains jours nous partageons l’enthousiasme de Pierre: » Je donnerai ma vie pour toi... ! »

Ah oui ? Et déjà ton temps, tes bras, tes biens, tes talents, tu les donnes comment ? Avec largesse ou parcimonie ?

Ne nous désolons pas quand notre générosité est en panne et que nous nous heurtons à la peur congénitale du « et moi et moi et moi… ? »

Seul Celui qui demeure en nous peut nous mener par la puissance de Son Esprit jusqu’au bout du Don de nous mêmes. Son Amour met nos cœurs au large.

N’y a-t-il pas urgence à donner nos vies pour porter un fruit de paix et faire reculer la haine dans notre monde ?

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Greffés sur la sève divine

5ème dimanche de Pâques – Année B

Jn 15, 1-8

« Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron. Vous êtes les serments… » dit le Seigneur ressuscité à ses disciples. Il les prépare à son départ vers le ciel. Nous sommes dans la partie centrale du discours d’adieu de Jésus dans l’Évangile de Jean. Avec la belle image de la vigne, Jésus dévoile son lien intime avec son Père et avec ses disciples, ce double lien est indéfectible.

L’image viticole a déjà été utilisée par les prophètes pour exprimer l’alliance de Dieu avec le peuple d’Israël, et en dénoncer les infidélités. Ainsi on lit en Jérémie : «J’avais fait de toi une vigne de raisin vermeil, tout entière d’un cépage de qualité. Comment t’es-tu changée pour moi en vigne méconnaissable et sauvage ? » (Jr 2,21).

Quant à Jésus, s’il répète par deux fois « Je suis la vigne », c’est pour manifester qu’il est le médiateur d’une l’alliance nouvelle, qu’il est venu l’accomplir. La sève d’amour qui l’unit à son Père circule aussi dans ses disciples et les unit entre eux. En lui, par sa vie donnée jusqu’à l’extrême, l’amour du Père est offert à tous.

Par le baptême, nous sommes greffés sur le Christ pour porter beaucoup de fruits en vue de la gloire du Père. Pour une bonne fructification, les sarments secs sont à couper… Mais il ne s’agit pas tant de vie vertueuse ou de développement personnel, que d’un don à faire fructifier. « Demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. » nous assure Jésus.

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Le bon berger donne sa vie pour ses brebis

4ème dimanche de Pâques – Année B

Jn 10, 11-18

En ce 4ème dimanche, nous méditons l’évangile du bon berger chez st Jean. L’image du berger est très fréquente dans la Bible. Elle exprime bien la manière dont Dieu prend soin de son peuple. Souvenons-nous : Abraham, Moïse et David étaient des bergers.

Saint Jean le souligne : les brebis appartiennent au berger. Contrairement au mercenaire, les brebis comptent vraiment pour lui. Le berger donne sa vie pour ses brebis. Qu’est-ce à dire ? Bien-sûr, d’abord qu’il se donne sans compter pour son troupeau. Mais il y a plus que cela. Pour employer un mot mal compris aujourd’hui, il s’agit d’un sacrifice. Le berger offre sa vie à Dieu en faveur de ses brebis. Jésus révèle ici le sens de sa passion et de sa résurrection. Il ne veut pas mourir, mais il offre librement  sa vie à son Père pour tous les hommes. « Nul ne peut me l’enlever, je la donne de moi-même. » D’où lui vient cette liberté ? De son obéissance à son Père.

Nous aussi, c’est en recevant notre vie de Dieu, que nous pourrons, en vérité, donner notre vie pour nos frères.

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Il y a du nouveau sur la terre !

3ème dimanche de Pâques – Année B

Lc 24, 35-48

C’est la joyeuse nouvelle de l’Évangile de ce 3ème dimanche de Pâques.

Oui, « On n’avait jamais entendu dire que quelqu’un soit revenu d’entre les morts ». Et pourtant, c’est fait !

Jésus, après avoir été cloué sur la croix, après avoir été mis au tombeau,

se montre vivant en chair et en os à ses disciples : ils peuvent le toucher, lui parler.

Il mange et il boit.

Mais il y a plus : il apparaît et disparaît à sa guise. Sa résurrection est donc autre chose qu’un simple retour à la vie d’avant.

Comme la semence qui tombe en terre et ressurgit en un nouvel épi, c’est bien Jésus qui est là vivant mais il est entré dans une vie nouvelle. Son corps a été transformé. De terrestre, il est devenu spirituel, céleste, tout en restant le même.

Ainsi la Résurrection de Jésus nous ouvre la voie de la terre au ciel. Elle réalise le projet bienveillant du Père qui nous aime : Créés dans la liberté, nous avions besoin de l’aide de notre Dieu, nous avions besoin qu’Il assume notre humanité avec son poids de faiblesse pour nous conduire à lui.

La voie est ouverte ! Nous pouvons nous engager avec le Christ et en lui. C’est le témoignage qui nous avons à porter au monde : dans le Christ, la nouvelle création est déjà là !

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Avance ton doigt, vois mes mains

2e dimanche de Pâques B

Jn 20, 19-31

Au soir de la résurrection, Jésus apparaît à ses apôtres et souffle sur eux son Esprit Saint – huit jours après, Thomas, qui n’avait pas voulu y croire, bénéficie d’une sorte de rattrapage : il est invité à se rendre compte par lui-même de la réalité des choses, en touchant le corps du Ressuscité, en constatant ses plaies.

L’existence humaine est une énigme. Même au cœur de notre monde techno-scientifique, beaucoup de gens croient aujourd’hui à l’existence d’un monde spirituel, à des forces qui nous échappent, etc… Cela n’a rien de naïf. Les évangiles s’en font l’écho, mais c’est pour mieux écarter les malentendus. Car il y a esprit et esprit. On lit ainsi chez saint Luc : Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit ! – mais Jésus leur dit : Palpez-moi et rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os !

L’Esprit du Christ qui nous est donné assume le tout de la matière, il ne fait pas l’impasse sur les blessures de la mort. C’est pourquoi il est la Vie plénière et véritable qui restaure la justice et l’amour. En saint Jean, c’est Thomas qui lève le doute et palpe. L’invitation que lui fait Jésus s’adresse encore à nous : Avance ton doigt et vois mes mains, avance ta main, mets-la dans mon côté ! Sors de ton indécision, prends acte !

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Hosanna ! Sauve-nous !

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Mc 11, 1-10

En ce dimanche, le contraste est grand entre la foule versatile et Jésus qui avance avec humilité mais détermination vers sa Passion.

Jésus est semblable à ce serviteur d’Isaïe qui « rend son visage dur comme pierre pour résister aux outrages car il sait qu’il ne sera pas confondu. »

Il connaît l’ambiguïté de la foule. Aujourd’hui, elle l’acclame, mais demain, elle demandera sa mise à mort. Jésus reste libre. Car il ne cherche pas sa gloire personnelle. Ce qu’il entend en ce jour, c’est le besoin de salut que les enfants des Hébreux expriment. Cette acclamation, « Hosanna, Sauve-nous ! », éveille sûrement en lui le désir d’accomplir le dessein de salut de son Père. Alors peu importe, si les Hébreux attendent un messie tout puissant capable de leur épargner toutes souffrances. Il donne ses ordres à ses disciples et avance librement vers sa Passion.

Nous entrons ce soir dans la Grande Semaine. Puissions-nous suivre le Christ pas à pas. Osons lui dire combien nous avons besoin d’être sauvé, crions-lui notre souffrance et celle du monde : il est venu pour cela. Et laissons-nous surprendre, de nouveau, par le don qu’il nous fait de sa propre vie.

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Joseph, homme juste

19 mars 2024 Solennité de saint Joseph

Paternité de Joseph, essentielle, supportant tout le poids d’incarnation du Fils de Dieu. Il n’est pas anodin de la célébrer à quelques jours de la Semaine Sainte. Car les enfants poussent à l’ombre de leurs parents…

La liturgie propose deux évangiles au choix. Chez Mathieu, Joseph est l’homme juste qui, dans la nouveauté de l’Esprit, ne craint pas de prendre chez lui Marie son épouse, et de donner son nom à l’enfant qui est engendré en elle : Jésus (le-Seigneur-sauve), fils de Joseph, le charpentier, et donc aussi fils de David, pour le meilleur et pour le pire. Messie bientôt acclamé puis vilipendé, cloué au bois.

Chez Luc, c’est encore plus limpide. Voici que Jésus, lors d’une fête de pèlerinage, échappe à la surveillance de ses parents. “Mon enfant, s’écrie Marie en le retrouvant dans le Temple au bout de trois jours, dit le texte, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi te cherchions, angoissés !”

Être père, c’est se porter responsable : devant Dieu, devant les hommes. C’est communiquer son lignage, mais surtout sa force, son humanité, sa justice. C’est accepter aussi la souffrance à venir et le deuil. Rester droit.

Que saint Joseph en ce jour nous soit intercesseur pour nous tourner vers le Père, dans le Fils, au nom du Saint Esprit.

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17 mars 2024 – 5e dim carême – année B – Jn 12,20-33

Nous approchons de la Semaine Sainte et Jésus nous appelle à le suivre, radicalement : à mourir, à nous détacher de notre vie en ce monde.

Le suivre, c’est le laisser être en nous, nous détacher de nous-mêmes pour nous attacher à lui, le Fils de Dieu, et le reconnaître dans toute personne croisée. C’est communier à sa vie et à son dessein qui est le salut de tous.

Car, si Dieu désire le salut de tous les hommes, de chaque homme, il ne le fait pas sans nous, sans que nous oubliions notre ego, sans que nous adhérions et collaborions pleinement à son œuvre d’amour.

Mais ce n’est pas facile, cela demande un effort de notre part, et les efforts de carême en sont un entraînement, sportif !

C’est le comportement profond qu’annonçaient les béatitudes, l’adoption des sentiments, des dispositions du Christ qui nous feront porter beaucoup de fruits :

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Dieu a tellement aimé le monde

4ème dimanche de Carême – Année B

Jn 3, 14-21

L’Évangile du 4e dim de carême nous mène au désert à nouveau. Jésus se compare à Moïse à qui Dieu a demandé d’élever un serpent de bronze pour guérir les hébreux des morsures venimeuses. Dans leur traversée vers la terre promise, ils étaient épargnés s’ils regardaient le serpent.

Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? A la question de Nicodème, Jésus dévoile le sens ultime de sa vie et de sa mission, en prenant l’image de l’élévation. Lui, le Fils de l’homme, accepte d’être élevé sur la croix – les bras ouverts, reliant terre et ciel, pour notre salut.

Or il y a deux manières de regarder la Croix : l’une, morbide, si je ne vois qu’un supplice final, l’autre, salutaire si je contemple là Dieu qui s’offre, en son Fils unique, prenant sur lui les morsures de nos aveuglements, errances, faux-semblants, misères, et ouvrant le passage vers le ciel. Elevé sur la croix, Jésus est vainqueur du mal et des ténèbres, il est le premier-né d’une multitude de frères (Rm 8, 29).

Celui qui croit en lui échappe au jugement. En faisant la vérité sur sa vie, il vient à la lumière de la résurrection.

Seigneur Jésus, attire-nous à toi et guéris-nous.

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Que voyons-nous dans le Temple ?

3ème dimanche de Carême – Année B

Jn 2, 13-25

Dans l’Évangile de ce 3ème Dimanche de Carême, que voyons-nous dans le Temple ?

  • les marchands de bœufs, de brebis et de colombes installés ;
  • les changeurs et leurs monnaies installés ;
  • installés les prêtres dans leurs certitudes et leurs positions sociales ;
  • Même le peuple est installé dans ses habitudes rituelles ;
  • Et le Temple lui-même est là depuis tant d’années ….

Et nous ? Où en sommes-nous dans notre culte rendu à Dieu ?

Dans quoi sommes-nous installés au point que la colère de Jésus ait besoin de nous délogés ?

  • dans l’argent ?
  • dans une position sociale ?
  • dans de fausses sécurités ?
  • ou encore dans l’indifférence face aux malheurs de la guerre, de la famine ou de l’injustice faites à tant d’humains ?

De quels trafics sommes-nous complices, qui tuent nos frères ou qui détruisent notre planète ? Tout est lié !

Si le Seigneur nous secoue à notre tour aujourd’hui, c’est qu’Il compte bien sur notre retour à Lui et sur l’engagement concret qui en découle ; c’est-à-dire sur notre « adoration en esprit et vérité ».

Jésus au Temple n’a pas seulement « piqué une belle colère ». Il s’est engagé pour son Père et pour nous. Il savait qu’il risquait gros. Cela lui a valu la Croix du Golgotha certes, mais, au final, la victoire sur le mal et la mort.

Saurons-nous répondre à son amour ? Il nous attend !

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Un secret pour la route !

2ème dimanche de Carême – Année B

Mc 9, 2-10

Dimanche dernier avec les tentations de Jésus au désert, nous étions plongés dans le combat contre le mal. Jésus en sortit vainqueur, s’appuyant  uniquement  sur sa foi en son Père. Ce dimanche, Jésus emmène à l’écart, trois de ses disciples, les plus proches : Pierre, Jacques et Jean. Sur une haute montagne, l’intimité de Jésus avec Dieu, la lumière divine qui l’habite leur est révélée. Cette lumière rappelle celle qui illuminait le visage de Moïse quand il s’entretenait avec Dieu, mais cette gloire-là n’était que passagère.

Certes, la Transfiguration est une parenthèse éphémère sur la route de Jésus vers sa Passion. Mais elle nous révèle la nature divine de Jésus. Il marche librement vers sa mort, mais rien ne pourra atteindre l’amour de Dieu qu’il porte en Lui et qu’il est venu nous manifester.

Ce deuxième dimanche de Carême nous montre en quelque sorte la finalité de notre marche avec le Christ. Comme un secret qui va éclairer toute notre vie et que nous ne comprendrons qu’au bout du chemin : « Dieu n’a pas épargné son propre fils, mais il l’a livré pour nous tous ; comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? »

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Jésus au désert

1er Dimanche de Carême – Année B

Mc 1, 12-15

L’évangile de Marc est lapidaire, mais très construit. Son introduction a pour décor le lieu où tout se joue en germe : le désert. Voix de celui qui crie dans le désert : c’est celle de Jean-Baptiste, qui attire les foules et Jésus lui-même à son baptême. « Aussitôt après,dit l’évangile de demain, l’Esprit pousse Jésus au désert. »

Rien de paradisiaque, dans la mention des protagonistes. Un lion, ce n’est pas seulement un « gros chat » pour les enfants sur les livres d’image. Lorsque saint Marc dit que Jésus resta quarante jours au désert tenté par Satan, vivant avec les bêtes sauvages, et que les anges le servaient, cela signifie-t-il simplement qu’il se retire du monde, loin des foules et du bruit ?

Non. Au contraire. Aller au désert, c’est comme entrer soudain dans l’épreuve de la maladie ou de l’âge, sentir en soi la griffure du mal. C’est affronter à mains nues l’ennemi de toujours, la grande menace qui pèse sur les hommes : la peur, la solitude, la mort.

A mains nues ? Certes pas. Jésus ne fait pas cela de lui-même, ni pour lui-même. C’est l’Esprit Saint qui l’y pousse. Car l’enjeu, ce sont justement ces foules perdues dans le tourbillon de la convoitise et de la violence.

Un seul remède, la présence de Dieu au cœur de l’homme.

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Allons-y !

5ème dimanche du temps ordinaire-Année B

Mc 1, 29-39

Dans l’évangile de ce 5ème dimanche, nous quitterons la synagogue de Capharnaüm pour aller chez Simon et André .

Nous suivons Jésus chez ses amis.

Voici que Jésus s’approche de la belle mère de Simon Pierre, lui tend la main, et la fait se lever. Ainsi nos fièvres, nos infirmités peuvent nous quitter ! Jésus a le dessus sur elles.Cela explique pour quoi tous le cherchent…, que toute la ville se presse à sa porte. Il est celui qui nous relève , qui nous ressuscite.

Nous courrons vers Lui, parce qu’Il nous donne la vie en abondance.

Et pourtant…

Jésus peut planter là dans leur attente ceux qui le cherchent et aller ailleurs proclamer l’Évangile. Il n’a pas été crucifié pour nous seulement . Non, Il a donné sa vie en rançon pour la multitude, pour que tous les hommes soient sauvés. Comment Le suivre au plus près sans partager sa soif d’attirer tous les hommes au Père et de leur révéler Son Amour ?

Si nous Le suivons, Il nous emmènera toujours plus loin dans Sa Miséricorde.

Allons-y !

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L’amour vaincra !

4ème Dimanche du temps ordinaire – Année B

Mc 1, 21-28

Voici que le semeur est sorti pour semer.

Le Verbe de Dieu est venu parmi nous.

Saint Marc – en ce 4ème Dimanche du Temps ordinaire – nous raconte la première prédication du Dieu-fait-homme. Car il s’agit de Dieu et non plus d’un prophète. En Jésus, Dieu parle, comme au jour de la création, avec la même autorité mais, cette fois, pour libérer l’homme qu’il aime.

Cela explique que les auditeurs soient touchés, secoués, travaillés au plus profond. Effectivement il ne s’agit plus ici d’une simple parole humaine qui les atteint comme elle atteint l’esprit mauvais, obligé à sortir de l’ombre. Ce dernier sait que le Maître est là et qu’il ne fait pas le poids. « Tais-toi. Sors de cet homme ! » Inutile de vouloir dévoiler trop tôt mon identité. Inutile de faire croire que la souffrance ne touchera pas le Messie ni ses disciples !

Il n’est certes pas encore l’heure d’annoncer la gloire de la Passion. Les auditeurs ne sont pas prêts à entendre que le grain semé en terre porte beaucoup de fruits.

Mais nous, qui connaissons la suite, soyons encouragés par la puissance dont Jésus témoigne aujourd’hui, et écoutons de nouveau le centurion qui contempla le Messie mourant sur la croix : « Celui-ci était le Fils de Dieu ». Ce cri de foi n’était-il pas le grain de blé jeté en terre qui a germé dans un cœur et qui devient signe de la victoire de Dieu sur les forces des ténèbres, comme une anticipation de la Résurrection ?

En ces jours bien troublés qui sont les nôtres, n’ayons pas peur : L’Amour vaincra !

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Croyez à la Bonne Nouvelle !

3ème dimanche du temps ordinaire 21/01/2023

Marc 1, 14-20

Dans notre monde d’informations, et de désinformation, où abondent les nouvelles mauvaises et parfois bonnes, rappelons-nous du statut unique de la Bonne Nouvelle.

C’est l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu, au début du livre de Marc,

l’Évangile de Dieu, au début du passage de ce dimanche,

l’Évangile, dans la bouche de Jésus, un absolu. Il n’y a pas d’autre Bonne Nouvelle.

“Convertissez-vous, croyez à l’Évangile!”

C’est la Bonne Nouvelle de la proximité de Dieu en Jésus-Christ, la bonne nouvelle que le monde est tant aimé qu’il ne peut être abandonné, la bonne nouvelle que cet amour inconditionnel n’est pas une tyrannie de plus, une injonction au bonheur imposé à notre liberté. Elle est cette présence qui accompagne, cette voix qui appelle et fait grandir.

Écoutons cette voix, au bord de nos vies ou au fond de notre cœur. Elle a la puissance de nous faire lâcher nos filets.

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« Rabbi, où demeures-tu ? »

2ème dimanche du temps ordinaire – Année B

Jn 1, 35-42

Ce dimanche, nous entendons le récit de vocation des premiers disciples chez Jean. Contrairement à ce qui se passe dans les évangiles synoptiques, ce n’est pas Jésus qui appelle en premier. L’accent est mis sur le témoignage qui conduit à Jésus. Le premier témoin, c’est Jean-Baptiste. En fixant son regard sur Jésus et en le désignant comme l’Agneau de Dieu, Jean-Baptiste invite ses propres disciples à suivre Jésus. Et là, c’est très beau, Jésus se retourne et s’adresse à eux : « Que cherchez-vous ? » Il connaît la réponse mais la manière-même dont il pose la question laisse libres André et son compagnon. Ils peuvent expliciter leur quête : « Rabbi, où demeures-tu ? » En très peu de mots, tout est dit : la liberté laissée aux disciples et ce qui fait le cœur de leur quête. Être disciple, c’est apprendre à vivre en présence du Christ, entrer dans une intimité réelle avec Lui.

Mais le récit ne s’arrête pas là. Immédiatement, André devient témoin auprès de son propre frère, Simon. « Nous avons trouvé le Messie » Remarquons qu’ici Simon se laisse conduire. Puis Jésus pose son regard sur lui, lui ne dit rien. Simon reçoit un nouveau nom « Pierre ». Comment mieux souligner que l’appel de Dieu n’est jamais notre initiative et qu’il bouleverse toute une vie ?

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Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !

Sainte Marie, Mère de Dieu

Luc 2,16-21

L’octave de Noël s’achève par la fête solennelle de Sainte Marie, Mère de Dieu. Dans l’étable de Bethléem, nos regards se déplacent du nouveau-né couché dans la mangeoire vers sa mère. A Noël, nous avons célébré la nativité de Jésus, vrai homme et vrai Dieu. Par la puissance de l’Esprit-Saint, le Verbe de Dieu a pris chair dans le sein d’une jeune fille de Nazareth. Marie a enfanté le premier-né de Dieu. Joie au ciel, exulte la terre !

Huit jours après, jour de la circoncision de l’enfant, l’Eglise aime honorer celle par qui le salut est entré dans le monde comme la Mère de Dieu, la Théotokos. Ce beau titre donné à Marie par l’Église au Ve siècle est une véritable signature de foi. Qu’en est-il, aujourd’hui ?

A l’aube de l’année nouvelle, si le ciel est assombri par la fumée des bombes incessantes à Gaza et sous tant d’autres régions du monde, la foi au Christ Sauveur nous convoque bel et bien. Demandons à Marie, Mère de Dieu, d’entourer de sa présence maternelle les personnes endeuillées ou blessées par la violence. Qu’elle intercède pour qu’adviennent des ambassadeurs de paix. Et qu’elle affermisse notre espérance et notre courage pour répondre ‘présent, présente ! Ainsi soit-il chaque jour de l’année 2024 !

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Sermon de Noël

« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. »

Il fait nuit. Joseph et Marie n’ont pas trouvé de place dans la salle commune de Bethléem. Et l’enfant qu’ils attendent va naître. Voilà une situation bien ordinaire dans nos vies humaines. Elle rejoint tant de moments où nous sommes confrontés à la fragilité de nos existences.

Pour beaucoup de nos contemporains, Noël est devenu une course aux cadeaux et une succession de repas festifs, une fête mondaine dont les pauvres sont exclus. Revenons au cœur du mystère que nous célébrerons cette nuit.

Pour accomplir sa promesse de salut, Dieu a choisi de naître dans la pauvreté. Ses parents ne sont même pas chez eux au moment de la naissance. Et très vite, Joseph et Marie vont devoir fuir en Egypte car le roi Hérode cherche à tuer l’enfant.

Comment ne pas penser à toutes ces personnes qui sont dans la nuit de la souffrance, de la guerre, de l’exil ! C’est à eux, en premier, que le message de l’Ange s’adresse ce soir ! Les Ukrainiens, les Russes, les Palestiniens, les Israéliens, les Libanais, les femmes afghanes, iraniennes, les immigrés qui ont fui leur pays pour une vie meilleure, les prisonniers, les personnes malades ou âgées,… A vous de compléter cette liste. Ce sont eux les bergers d’aujourd’hui, que le Seigneur rejoint dans leur nuit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle. »

Bien-sûr, nous le savons, tous ces maux qui minent notre humanité ne vont pas cesser avec Noël. Nous avons beau implorer la venue du Prince de la Paix, les hommes vont continuer à se battre, des maladies de toutes sortes feront leurs ravages, sans parler des catastrophes naturelles qui surviendront encore.

Mais oui, ce soir, il y a une bonne nouvelle à laquelle nous devons prêter toute notre attention. Dieu vient au milieu de nous, il accomplit sa promesse. Le signe est tellement ténu qu’il risque de passer inaperçu : un enfant emmailloté couché dans une mangeoire. Mais rappelons-nous ce qu’annonçait Isaïe avec la naissance de cet enfant : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse…»

Croyons-nous vraiment que Dieu est le Maître de l’histoire ? Ne sommes-nous pas plutôt tentés de croire que le mal aura le dernier mot. Écoutons encore la parole d’Isaïe : « Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir. »

Ce soir, avec tous ceux qui ont tout perdu, nous sommes invités à croire que Dieu peut faire du neuf dans nos vies. En ces temps où les nouvelles du monde sont si anxiogènes, il nous faut plus que jamais espérer contre toute espérance. Si nous doutons de l’amour de Dieu pour tout homme, relisons ce passage du livre de la Sagesse : « Tu aimes tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l’aurais pas créé. Comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment serait-il resté vivant, si tu ne l’avais pas appelé ? En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants. »

Enfin, contemplons la manière dont Dieu s’y prend pour faire du neuf, pour restaurer sa création. Lui, le Créateur, Lui par qui tout a été fait, devient petit enfant. Le Tout-Puissant se livre entre nos mains sans aucune défense, par pur amour. Alors le cœur rempli d’émerveillement, nous verrons tous ces gestes de bonté cachés dans des contextes de grande violence. C’est peut-être cela Noël : une petite lueur qui brille dans les ténèbres et que les ténèbres ne peuvent pas éteindre.

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Une gestation très rapide !

4ème Dimanche de l’Avent

Lc 1, 26-38

Cette année la gestation de l’Enfant-Dieu aura été très rapide !

En effet, ce dimanche matin nous entendrons le récit de l’annonciation à Marie et, le soir, celui de la naissance de Jésus à Bethléem.

C’est qu’aujourd’hui – nous l’aurons bien perçu à l’écoute des informations – il y a URGENCE !

Oui, il y a urgence à accueillir dans nos vies le Verbe de Vie,

à écouter et vivre de cette Parole de Dieu

qui ne peut que nous donner cette paix à laquelle nous aspirons tant !

Il y a urgence à nous mettre à l’école du Créateur et Sauveur, de ce Dieu des moyens faibles qui renverse ainsi les puissants de leurs trônes !

Nous avons assez fait l’expérience des fruits mauvais de nos péchés. Il est temps de s’ouvrir à Celui qui n’est qu’amour !

C’est pour cela qu’aujourd’hui la liturgie oriente notre regard vers la Vierge Marie – la Toute pure, la Toute disponible – qui s’est laissée surprendre par le projet de Dieu, qui a fait assez confiance pour dire « oui » à l’action de Dieu en elle, ne sachant pas où cela la mènerait : à la Croix mais aussi à la Résurrection.

Jamais elle n’aurait imaginé l’impacte de sa réponse sur notre histoire à tous : la 1ère, elle deviendrait la Demeure de Dieu et lui permettrait ainsi d’être Dieu-avec-nous.

Elle nous rappelle notre vocation : être chacun et tous ensemble la Demeure de Dieu pour vivre du Prince de la Paix et le porter au monde.

Oui, viens Seigneur Jésus !

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Ô Sagesse, enseigne-nous le chemin du droit !

3ème dimanche de l’Avent

Jn 1, 6-8. 19-28

Ce dimanche 17 décembre, nous allons commencer à chanter les grandes antiennes de la Semaine Préparatoire à Noël. La première doit nous être très chère : « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité ; viens, Seigneur, viens nous sauver ! » Dans l’extrême désarroi de l’actualité internationale, nous ne nous trouvons pas comme des brebis sans bergers, ne sachant à quel saint se vouer. Nous avons sur qui fonder notre confiance et nos choix, sans faillir. L’évangile de ce dimanche nous les présente.

Jean-Baptiste était un homme austère, drainant les foules par son appel à renoncer au mensonge, à l’exploitation du faible, au profit malhonnête. Il en est mort.

Jésus, qui reçut le baptême de Jean et fut ainsi révélé à sa mission, a enseigné, ou plutôt prêché par l’exemple, le soin des petits, l’amour des ennemis, la vérité de la vie. Il en est mort. Mais il vit, lui, le Seigneur et le Maître.

Dans la révélation judéo-chrétienne, amour et justice sont quasi-synonymes. Piétiner le droit, voilà l’abomination. « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité ; viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

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« Consolez, consolez mon peuple, dit le Seigneur. »

2ème Dimanche de l’Avent

Mc 1, 1-8

Quelle belle apostrophe de Dieu quand tout nous semble désespéré, dans une impasse !

Dieu est plus grand que notre cœur, que nos jugements tant sur le monde, sur l’homme que sur nous-mêmes.

Mais notons que Dieu nous sollicite pour apporter cette consolation, il nous fait confiance, Dieu nous associe à son dessein de salut.

« Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force […], dis aux villes de Juda : “Voici votre Dieu !” »

Et nous y sommes ! Dieu vient avec puissance. S’il est plus fort que Jean-Baptiste qui ne peut délier la courroie de ses sandales, sa puissance ne l’empêche pas de porter ses agneaux sur son cœur : « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » ; cette tendresse divine nous conduit vers le Prince de la paix qui arrive.

Effectivement, Jean-Baptiste annonce la venue de « cette Bonne-Nouvelle, Jésus, Christ, Fils de Dieu », et nous invite à nous y préparer en rendant droits les sentiers du Seigneur dans nos cœurs par la repentance.

Comme le dit saint Pierre, Dieu veut tous nous sauver et en prend le temps… à nous de nous montrer patients, de garder, ancrée en nous, la foi en son salut et en sa paix, et de préparer sans relâche, jour après jour, ses chemins.

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Solennité de l’Immaculée Conception 2023

La fête de l’Immaculée Conception est grande, elle emplit ciel et terre d’une joie si vivante qu’elle s’éparpille en mille scintillements dans la nuit et s’élève, toute pure et vibrante dans le silence de nos solitudes. Une petite fille de rien du tout est saisie par un amour qui lui donne son ampleur, sa profondeur, ses dimensions d’éternité.

A quoi comparer Marie, pleine de grâce ? A quoi vais-je la comparer ? N’est-elle pas semblable à une simple graine que le Seigneur a semée dans le champ du monde pour qu’elle devienne un arbre immense dont les branches bruissent du chant des oiseaux ?

Ou encore à une mesure de farine qu’une femme enfouit dans sa pâte pour la faire lever et donner du bon pain doré ?

Cette humble graine, cette petite mesure de farine, n’est-ce pas notre humanité gonflée d’espoir ? Bienheureuse humanité qu’une femme de Nazareth porte déjà en elle, promise à une nouvelle naissance.

La Vierge Marie est grosse de notre humanité, elle nous attend tout comme une femme attend un petit, tout comme elle a attendu son Fils, l’aîné d’une multitude de frères et de sœurs, notre aîné. C’est la promesse de ce jour.

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1er Dimanche de l’Avent

Mc 13, 33-37

« JO 2024 à Paris » dès que l’annonce fut faite quel branle-bas de combat ! Ici on ouvre une route , là on construit une piscine, là on abat un immeuble… un peu partout dans le monde de la finance et du sport, c’est l’effervescence et l’entraînement intensif …

Et nous chrétiens, nous annonçons aujourd’hui « le 25 décembre, ici même, Dieu vient faire sa demeure au milieu de nous ». Une fois de plus, Il vient sauver son peuple, que nous sommes, et nous donner la vraie vie, la sienne. Comment nous préparer ? Chaque dimanche de l’Avent est un pas vers cette venue… moins spectaculaire que les JO mais combien plus réelle : Bonne nouvelle pour le monde entier !

Préparer nos cœurs à cet incroyable vérité : « Dieu-avec-nous » c’est la marche que nous proposent les dimanches de l’Avent.

Aujourd’hui, Il nous faut veiller car tant de choses nous sollicitent, nous distraient de ce discret appel de notre Dieu. Il vient, soyons en sûrs, et mettons nos vies en accord avec la joie qui s’annonce déjà malgré et au milieu de tous les déluges de misères, de violences et de guerres. C’est Lui la Paix véritable, ouvrons-Lui nos vies, le monde sera changé.