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Lettre aux amis de Chalais N°10

                               Avril 2026

EDITO de la Prieure !

Chers amis,

Voici un petit mot sur nos projets. 2026 : nous faisons une « pause » dans les gros travaux qui nous ont bien occupés ces dernières années (toitures de l’église, maison Lacordaire, chaufferie) ! Il faudra sans doute repartir en 2027-2028 : les toitures du monastères souffrent..

Une pause mise à profit, entre autres, par de la formation. Outre notre habituelle session en Bible et théologie de janvier (plutôt philosophie cette année) plusieurs sœurs bénéficient de formations plus concrètes : écologie intégrale1, infirmière de monastère, écologie et pauvreté monastique, accueil de jeunes des milieux populaires2. Nous aurons aussi en septembre une formation communautaire à l’écoute, et encore d’autres interventions prévues.

Investissement et formation, on peut lire cela comme un engagement pour l’avenir. Dans un monde où il faut faire des projections, anticiper, planifier, cela semble de bon ton !

Je crois que c’est surtout un engagement pour le présent parce que notre communauté est bien vivante et a besoin de cette réadaptation continue. Notre avenir n’est pas dans nos bâtiments ni dans nos compétences, mais dans la vie pleine de chacune des sœurs, pleine de la vie de Dieu. Aussi devons-nous veiller à ce que cette activité ne se transforme pas en agitation, mais soit toujours ordonnée à « remettre le mystère de Dieu au centre de nos vies » comme nous y invite le pape Léon XIV dans son message de Carême. Cultiver l’attention, au sens de Simone Weil3, pour pouvoir recevoir, toujours nouveau, l’appel de Dieu pour notre communauté, car c’est Lui seul qui trace notre avenir.

En la fête de l’Annonciation du Seigneur, ce 25 mars, sr Pascale-Dominique fête 50 ans de profession monastique. Le témoignage de ses yeux pétillants malgré la fragilité de sa santé, nous appelle à cette reconnaissance vitale : « Mon Dieu, c’est toi ! »4

En ce temps de la Passion et de la Résurrection, que chacun dans son chemin d’incertitude perçoive cette présence qui garantit notre avenir. Christ est ressuscité !

sr Pascale op

1 Voir les actualités de février

2 Voir l’article de sr Aude

3 Voir l’article de sr Maya

4 Titre de son premier livre

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SOMMAIRE :

  • Nouvelles de la communauté (suivre les liens en cliquant sur les images)
  • « 25 Mars 2026 : 50 ans de profession ! » Sr Pascale Dominique op
  • « Simone Weil : « Attention, probité, amour. » sr Maya op
  • « Accueil des X, Y, Z : appel à nous aider ! » sr Aude op
  • « Des artistes à Chalais ? » sr Geneviève op
  • Bloc-notes

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NOUVELLES de la COMMUNAUTÉ :

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25 MARS 2026 : 50 ANS de PROFESSION !

sr Pascale-Dominique op

Dans le midi, à Marseille ou à Nice, on appelle Marie,

la « Bonne Mère », bonne comme le pain.

Pour rendre service à sa cousine Élisabeth,
qui est grosse de 6 mois, elle grimpe avec son petit dans le ventre, vers la montagne de Judée.
Un vrai miracle, cette rencontre !

Le bébé d’Élisabeth se met à gigoter de joie au dedans de sa mère.
Les mères s’enlacent. Trop de bonheur.
Que sera l’avenir de cette visitation ? Cette histoire cache un secret.
C’est le secret de Marie, du oui de sa liberté quand Dieu lui parle à l’oreille pour une affaire inimaginable. Réaliste, elle demande : « Comment cela peut-il se faire ? »

L’Esprit du Seigneur est discret, léger comme une plume au vent. Il se pose doucement sur sa tête déjà inclinée pour lui laisser la place. C’est l’Annonciation, une annonce bouleversante, impalpable et si présente. Marie écoute.

Cette voix mystérieuse, je l’ai entendue
et je me suis mise à courir vers la montagne de Chalais,
pour répondre à l’appel.
Ce n’est pas toujours facile de courir dans une montée,
croyez-moi !

Aujourd’hui : 50 ans de profession. Je suis encore essoufflée mais j’ai toujours envie de courir vers la vie plus forte que la mort, vers l’amour qui dure. Car… si j’ai le souffle plus court, le cœur un peu fêlé, j’espère apprendre à aimer jusqu’à mon dernier souffle, en communion avec tous ceux que la vie m’a donnés et qui m’ont donné la vie .

 

 

Nous rendons grâce à Dieu !

Simone Weil : Attention, Probité, Amour.

Sr Maya op

Fr Pascal David, du couvent de La Tourette, nous a présenté en janvier dernier la figure de Simone Weil, objet de sa thèse de doctorat soutenue avec succès à l’université catholique de Lyon, en juin 2024. Le titre en était : « Éthique et écriture » dans l’œuvre de Simone Weil. Depuis cette soutenance, il est enseignant-chercheur dans cette université.

Comment parler de cette femme, Simone Weil, vrai géant de pensée et d’action, de façon brève et signifiante alors même que sa vie fut si courte ? Née en 1909, juste avant la 1° guerre mondiale, elle meurt à 34 ans, avant la fin de la 2° guerre. Son milieu familial juif d’origine, est bourgeois, très cultivé. Simone fait des études de philosophie brillantes, elle est agrégée à 22 ans, après avoir eu Alain comme professeur. Après trois années d’enseignement en divers lieux, elle décide de faire une expérience en usine (de décembre 1934 à août 1935) où elle travaille à la chaîne, dans une usine de confection de bobines métalliques. Le travail est très dur, car elle est au contact de flammes brûlantes. C’est un choix résolu : elle veut être au plus bas de l’échelle sociale pour connaître le sort des ouvriers. Souffrances physiques, déclassement social, humiliation permanente de la part des contremaîtres, lui font comprendre de l’intérieur ce qu’est le malheur : un vrai déracinement de la vie, une pulvérisation de l’être. « Le malheur est entré dans ma chair et dans mon âme … Je n’étais pas révoltée, j’étais soumise ».
C’est à la suite de cette expérience que le Christ vient à elle dans une rencontre de personne à personne qu’elle ne pouvait imaginer : « Il m’a prise ».

Relisant son parcours, on trouve les éléments essentiels de son itinéraire :
– Dès l’âge de 14 ans, elle se tourne vers l’attitude qui est comme la clef de son évolution : l’attention. « Après des mois de ténèbres intérieures, j’ai eu soudain et pour toujours la certitude que n’importe quel être humain, même si ses facultés naturelles sont presque nulles, pénètre dans ce royaume de la vérité réservée au génie, si seulement il désire la vérité et fait perpétuellement un effort d’attention pour l’atteindre…/… L’attention consiste à suspendre sa pensée, à la laisser disponible, vide et pénétrable…/…  La pensée doit être vide, en attente, ne rien chercher, mais être prête à recevoir dans sa vérité nue l’objet qui va y pénétrer ». Il s’agit donc là comme d’un effort négatif ; il convient de se retenir de faire et d’agir, de sortir des précipitations et d’attendre. Afin de cesser de voir le monde à partir de son point de vue. L’attention donne de vider son âme afin d’y laisser pénétrer la Sagesse éternelle. Elle est une capacité neuve à saisir le réel qui se développe ainsi peu à peu.
– Dans « L’Amour de Dieu et le malheur »,  Simone Weil explicite ce qu’est le malheur dans ses trois composantes : un corps dégradé, une profonde détresse de l’âme, un mépris (ou même un dégoût) de soi. Elle se demande alors : « Où est Dieu ?  Certes, Il est absent, « mais il est étonnant que Dieu ait donné au malheur la puissance de saisir l’âme elle-même des innocents, et de s’en emparer en maître souverain ». Mais il faut « que l’âme continue à aimer à vide, ou du moins à vouloir aimer, fut-ce avec une partie infinitésimale d’elle même. Alors, un jour, Dieu vient se montrer lui-même à elle et lui révéler la beauté du monde, comme ce fut le cas pour Job…/…. Si Job crie son innocence avec un accent si désespéré, c’est que lui-même n’arrive pas à y croire, c’est qu’en lui même son âme prend le parti de ses amis ».
« Dieu a tout créé par amour et pour l’amour. Dieu n’a pas créé autre chose que l’amour même et les moyens de l’amour. Il a créé toutes les formes de l’amour. Il a créé des êtres capables d’amour à toutes les distances possibles. Lui même est allé, parce que nul autre que lui ne pouvait le faire, à la distance maximum, la distance infinie. Cette distance infinie entre Dieu et Dieu, déchirement suprême, douleur dont aucune autre n’approche, merveille de l’amour, c’est la crucifixion. »
« Les hommes frappés de malheur sont au pied de la Croix, presque à la plus grande distance possible de Dieu…/… Il dépend d’eux seulement de garder ou non les yeux tournés vers Dieu à travers les secousses. Ce n’est pas que la Providence de Dieu soit absente. C’est que par sa Providence Dieu a voulu la nécessité comme un mécanisme aveugle ».

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Illustration du livre « Vision Tragique de Simone Weil » de François-Xavier de Guibert

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Ce message si fort, vital et exigeant est celui que Simone fait sien dans une démarche globale au fil des événements qui marquent son époque : Au début de la guerre, elle part à Marseille, en zone libre, à cause de son identité juive. C’est là qu’elle rencontrera le Père Perrin. Puis elle entrera dans la résistance. Elle partira aux États-Unis, puis en Angleterre, à Londres, où elle terminera sa courte vie.
Si elle n’écrit aucun livre de son vivant, elle nous laisse des carnets, lettres et articles de presse qui seront publiés après sa mort. Elle y traite grand nombre de sujets d’actualité, sur la politique, les problèmes sociaux, l’antisémitisme, et beaucoup d’autres… son ouverture est à la dimension du monde. On y lit sa pensée, son évolution, ses réflexions de philosophe. Il ne s’agit pas d’inventer des raisonnements savants, « car elle sait qu’elle ne sait pas » mais de laisser se produire « une transformation de soi qui peu à peu fera se dissoudre les contradictions ». Travail de soi sur soi par l’attention et l’orientation du désir. La rencontre avec le Père Perrin, dominicain à Marseille et l’amitié qui en naîtra est un haut lieu de sa vie, leur correspondance en témoigne. Malgré tout Simone restera au seuil de l’Église, ne pouvant franchir le pas, par respect pour sa conscience, et parce que « aucune pensée ne lui fait plus de peine que celle de [se] séparer de la masse immense et malheureuse des incroyants ».

En 1943, à Londres, alors qu’elle est malade, le Général de Gaulle lui demande d’écrire ses réflexions pour la reconstruction de la France, après la guerre. Elle ressaisit là l’essentiel de sa pensée. Son dernier livre « L’enracinement » en est le témoin. Elle a fait de la philosophie sa voie de sainteté, dans un parcours unique, original, très éprouvant et exigeant, tout à fait inimitable : c’était le sien propre, à son époque. Pétrie de philosophie grecque qu’elle aimait par dessus tout, elle a suivi ensuite son chemin avec d’autres philosophes. On a pu parfois la croire un peu masochiste ou obnubilée par le malheur, mais c’était une femme qui aimait la vie, la joie et avait beaucoup d’amis.
Elle ne recherchait, ni ne se complaisait dans le malheur, mais vivait ce qui lui arrivait et que lui dictait sa conscience. La beauté était pour elle l’autre versant de la Révélation de Dieu survenue dans sa vie. Les trois rencontres où Dieu l’a prise, sont des situations où la beauté a eu le mot final : le bord de la mer au Portugal, la chapelle Sainte Marie des Anges à Assise, et le chant grégorien à Solemnes. Ces mots de Marguerite Léna trouvent dans l’Écriture ce lien établi entre beauté et malheur : « La beauté et la douleur sont les deux faces d’un même mystère, puisque « le plus beau des enfants des hommes» est aussi « Celui qui n’a plus figure humaine». Telle est bien notre foi, et l’obéissance à la suite du Christ qui nous est demandée.

Sr Maya op

L’ouvrage le plus accessible est « Attente de Dieu » chez Fayard (poche).

Une sœur du monastère de Taulignan, Marie-Pascale Ducrocq, a écrit : L’Appel universel de Simone Weil. Une voie de sainteté (Editions Saint-Augustin, 2005)
Fr Pascal David a publié récemment 3 ouvrages :
·  Simone Weil, Désarroi de notre temps et autres fragments sur la guerre, présentation, par P. David (Peuple Libre, 2e éd. 2018)
·   Simone Weil, Un art de vivre par temps de catastrophe (Peuple Libre, 2020)
·   Simone Weil, Luttons-nous pour la Justice ? Manuel d’action politique (Peuple Libre, 2e éd. 2022)

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ACCUEIL des X, Y, Z : APPEL à NOUS AIDER !

Sr Aude op

Notre vie de moniales ne fait pas de nous des extra-terrestres ! Mais le faire comprendre aux générations X, Y, Z et plus, est un vrai défi. Nous le réalisons en communauté bien que de nombreux jeunes circulent et viennent se poser à Chalais.

Quand le site Vie-monastique a proposé, avec son assemblée générale, une journée sur le thème « les jeunes en milieu populaire », nous avons sauté sur l’occasion. Cette AG se déroulait sur deux jours au monastère des Annonciades à Thiais, près de Paris, qui rassemblait des frères et sœurs de différents monastères et abbayes de France et de Belgique, ainsi que le père Rémy Pignal du diocèse de Saint Denis et responsable jeunes et vocations à la Conférence des Évêques de France.

Trois témoignages nous font sentir combien les jeunes catholiques en milieu populaire ont soif d’alimenter leur foi, d’approfondir leur vie en Jésus ; je réalise que, dans les quartiers où ils habitent, ils éprouvent le besoin d’être « identitaires » et en groupes pour maintenir cette foi vivante ; qu’ils désirent la mettre au service de leurs prochains. Si on leur fait confiance, ils seraient capables de déplacer des montagnes ! Comment les y aider, nous ?

Sœur Geneviève, clarisse puis dominicaine, vit actuellement à Villeneuve Saint Georges et poursuit des activités d’assistance : aide administrative pour les sans papiers et cours de rattrapage.

Père Daniel, martiniquais, curé à la paroisse de Villeneuve Saint Georges (ville à la population diversifiée, et pauvre) constate que les jeunes catholiques de sa paroisse se sentent très concernés par les questions de société, qu’ils désirent vivre en Christ et respirer cette vie à pleins poumons.

Sœur Cristina, des Béatitudes, très engagée dans des aumôneries à Créteil et responsable des 18-30 ans du diocèse, note que, si les banlieues sont plus ou moins typées, elles sont toujours pauvres. Les jeunes universitaires se posent beaucoup de questions sur la foi, l’Église, etc. mais pas sur la vocation religieuse : ils font des études pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille. Les lycéens cherchent à faire du sport pour gagner beaucoup d’argent et éviter le trafic de drogue ; ils aiment les actions concrètes (comme les maraudes) et ont soif de sacrements, de louanges et d’adoration. Sœur Cristina aimerait que les jeunes catholiques reçoivent une formation spirituelle pour vivre leur foi librement face aux musulmans de leurs quartiers. Ils désirent participer à des retraites, en groupe, à la suite d’un meneur ; valorisés ils peuvent accomplir de grandes œuvres. Pour se sentir en confiance, ils ont besoin de fréquenter régulièrement un monastère, ils pourront alors se confier à la religieuse ou au religieux, dans l’amitié.

Le père Rémy précise que l’enjeu est de créer un lien direct avec le jeunes : étant donné qu’ils passent 8h par jour sur les réseaux sociaux, aux communautés de publier des vidéos traduisant ce qu’elles vivent ! Les différentes communautés partagent sur leur expérience d’accueil et dialogue avec les jeunes, et plus particulièrement les jeunes de quartiers populaires. Très intéressant, compte tenu de l’implantation si diverse des monastères et des abbayes en rase-campagne ou périurbaines. Nous avons l’avantage, à Chalais, d’avoir deux maisons, l’Ermitage et la maison Lacordaire, qui peuvent accueillir des groupes de jeunes, gratuitement en gestion libre.

J’espère que nous pourrons accueillir des jeunes de notre diocèse, et pour ce faire, rencontrer les aumôniers et responsables diocésains et mettre sur pied un programme pour un séjour qui les attire et les nourrisse (prières, rencontres, travail commun, etc.) !

Merci à tous ceux qui ont des contacts ou responsabilités dans ce sens, de nous aider à lancer et alimenter cette dynamique.

Sr Aude op

Des ARTISTES à CHALAIS ?

 sr Geneviève op

Des artistes à Chalais ? oui, et plus que vous n’imaginez ! Certains hôtes, heureux de leur séjour, nous laissent, à leur départ, qui un dessin, qui une peinture ..

Cette année, pour la fête de la fête de la Dédicace de notre église, (le 22 mars 1001), nous avons ressorti quelques unes de ces œuvres que nous vous partageons avec joie.

Du grand tableau de Louis Christolhomme, bouleversé par l’enterrement d’une sœur, en plein hiver…, au délicat tracé à l’aiguille sur canevas d’une jeune polonaise, Yvona. il y a aussi « des huiles », des aquarelles, fixant les lieux sous des angles bien divers … et même une sculpture de notre voisin, André Recourat .

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Pour accompagner ces œuvres, nous avons exposé aussi, des « Archives », quelques photos des lieux au temps de Lacordaire : c’est à peine reconnaissable : le réfectoire, le chœur de l’église avec son jubé, un grand tableau de Besson sur le mur droit, copié de Fra Angelico, la Transfiguration, et la Vierge au Manteau qui ornait le linteau du porche. Pour finir… devinez ! quelques photos de la toute première restauration de l’église par les sœurs en 1971.

 

BLOC-NOTES

Jours Saints à Chalais (suivre le lien)

Dimanche 26 Avril à 14h15 : Conférence-débat avec Agata Zielinski (Xavière, Xavière, ancienne élève de l’ENS Fontenay – Saint Cloud, docteure en philosophie (Université Paris I – Panthéon Sorbonne), habilitée à diriger des recherches, co-responsable du domaine d’éthique biomédicale et maître de conférences en philosophie aux Facultés Loyola Paris) : « Petites réflexions sur le pouvoir et le service dans l’Église »

Vendredi 8 Août : Solennité de Saint Dominique, Eucharistie à 11h30

Vendredi 15 Août : Solennité de l’Assomption de Marie, Eucharistie à 11h30 et Procession à 17h

Dimanche 4 Octobre : Assemblée générale de l’association à 9h45 et conférence

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Prochaines Fermetures de l’accueil :

– du 6 au 19 Juin compris

– du 7 Septembre au 10 Octobre