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Méditation d'une sœur de Chalais 2023-2024 B

Un secret pour la route !

2ème dimanche de Carême – Année B

Mc 9, 2-10

Dimanche dernier avec les tentations de Jésus au désert, nous étions plongés dans le combat contre le mal. Jésus en sortit vainqueur, s’appuyant  uniquement  sur sa foi en son Père. Ce dimanche, Jésus emmène à l’écart, trois de ses disciples, les plus proches : Pierre, Jacques et Jean. Sur une haute montagne, l’intimité de Jésus avec Dieu, la lumière divine qui l’habite leur est révélée. Cette lumière rappelle celle qui illuminait le visage de Moïse quand il s’entretenait avec Dieu, mais cette gloire-là n’était que passagère.

Certes, la Transfiguration est une parenthèse éphémère sur la route de Jésus vers sa Passion. Mais elle nous révèle la nature divine de Jésus. Il marche librement vers sa mort, mais rien ne pourra atteindre l’amour de Dieu qu’il porte en Lui et qu’il est venu nous manifester.

Ce deuxième dimanche de Carême nous montre en quelque sorte la finalité de notre marche avec le Christ. Comme un secret qui va éclairer toute notre vie et que nous ne comprendrons qu’au bout du chemin : « Dieu n’a pas épargné son propre fils, mais il l’a livré pour nous tous ; comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? »

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Jésus au désert

1er Dimanche de Carême – Année B

Mc 1, 12-15

L’évangile de Marc est lapidaire, mais très construit. Son introduction a pour décor le lieu où tout se joue en germe : le désert. Voix de celui qui crie dans le désert : c’est celle de Jean-Baptiste, qui attire les foules et Jésus lui-même à son baptême. « Aussitôt après,dit l’évangile de demain, l’Esprit pousse Jésus au désert. »

Rien de paradisiaque, dans la mention des protagonistes. Un lion, ce n’est pas seulement un « gros chat » pour les enfants sur les livres d’image. Lorsque saint Marc dit que Jésus resta quarante jours au désert tenté par Satan, vivant avec les bêtes sauvages, et que les anges le servaient, cela signifie-t-il simplement qu’il se retire du monde, loin des foules et du bruit ?

Non. Au contraire. Aller au désert, c’est comme entrer soudain dans l’épreuve de la maladie ou de l’âge, sentir en soi la griffure du mal. C’est affronter à mains nues l’ennemi de toujours, la grande menace qui pèse sur les hommes : la peur, la solitude, la mort.

A mains nues ? Certes pas. Jésus ne fait pas cela de lui-même, ni pour lui-même. C’est l’Esprit Saint qui l’y pousse. Car l’enjeu, ce sont justement ces foules perdues dans le tourbillon de la convoitise et de la violence.

Un seul remède, la présence de Dieu au cœur de l’homme.

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Allons-y !

5ème dimanche du temps ordinaire-Année B

Mc 1, 29-39

Dans l’évangile de ce 5ème dimanche, nous quitterons la synagogue de Capharnaüm pour aller chez Simon et André .

Nous suivons Jésus chez ses amis.

Voici que Jésus s’approche de la belle mère de Simon Pierre, lui tend la main, et la fait se lever. Ainsi nos fièvres, nos infirmités peuvent nous quitter ! Jésus a le dessus sur elles.Cela explique pour quoi tous le cherchent…, que toute la ville se presse à sa porte. Il est celui qui nous relève , qui nous ressuscite.

Nous courrons vers Lui, parce qu’Il nous donne la vie en abondance.

Et pourtant…

Jésus peut planter là dans leur attente ceux qui le cherchent et aller ailleurs proclamer l’Évangile. Il n’a pas été crucifié pour nous seulement . Non, Il a donné sa vie en rançon pour la multitude, pour que tous les hommes soient sauvés. Comment Le suivre au plus près sans partager sa soif d’attirer tous les hommes au Père et de leur révéler Son Amour ?

Si nous Le suivons, Il nous emmènera toujours plus loin dans Sa Miséricorde.

Allons-y !

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L’amour vaincra !

4ème Dimanche du temps ordinaire – Année B

Mc 1, 21-28

Voici que le semeur est sorti pour semer.

Le Verbe de Dieu est venu parmi nous.

Saint Marc – en ce 4ème Dimanche du Temps ordinaire – nous raconte la première prédication du Dieu-fait-homme. Car il s’agit de Dieu et non plus d’un prophète. En Jésus, Dieu parle, comme au jour de la création, avec la même autorité mais, cette fois, pour libérer l’homme qu’il aime.

Cela explique que les auditeurs soient touchés, secoués, travaillés au plus profond. Effectivement il ne s’agit plus ici d’une simple parole humaine qui les atteint comme elle atteint l’esprit mauvais, obligé à sortir de l’ombre. Ce dernier sait que le Maître est là et qu’il ne fait pas le poids. « Tais-toi. Sors de cet homme ! » Inutile de vouloir dévoiler trop tôt mon identité. Inutile de faire croire que la souffrance ne touchera pas le Messie ni ses disciples !

Il n’est certes pas encore l’heure d’annoncer la gloire de la Passion. Les auditeurs ne sont pas prêts à entendre que le grain semé en terre porte beaucoup de fruits.

Mais nous, qui connaissons la suite, soyons encouragés par la puissance dont Jésus témoigne aujourd’hui, et écoutons de nouveau le centurion qui contempla le Messie mourant sur la croix : « Celui-ci était le Fils de Dieu ». Ce cri de foi n’était-il pas le grain de blé jeté en terre qui a germé dans un cœur et qui devient signe de la victoire de Dieu sur les forces des ténèbres, comme une anticipation de la Résurrection ?

En ces jours bien troublés qui sont les nôtres, n’ayons pas peur : L’Amour vaincra !

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Croyez à la Bonne Nouvelle !

3ème dimanche du temps ordinaire 21/01/2023

Marc 1, 14-20

Dans notre monde d’informations, et de désinformation, où abondent les nouvelles mauvaises et parfois bonnes, rappelons-nous du statut unique de la Bonne Nouvelle.

C’est l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu, au début du livre de Marc,

l’Évangile de Dieu, au début du passage de ce dimanche,

l’Évangile, dans la bouche de Jésus, un absolu. Il n’y a pas d’autre Bonne Nouvelle.

“Convertissez-vous, croyez à l’Évangile!”

C’est la Bonne Nouvelle de la proximité de Dieu en Jésus-Christ, la bonne nouvelle que le monde est tant aimé qu’il ne peut être abandonné, la bonne nouvelle que cet amour inconditionnel n’est pas une tyrannie de plus, une injonction au bonheur imposé à notre liberté. Elle est cette présence qui accompagne, cette voix qui appelle et fait grandir.

Écoutons cette voix, au bord de nos vies ou au fond de notre cœur. Elle a la puissance de nous faire lâcher nos filets.

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« Rabbi, où demeures-tu ? »

2ème dimanche du temps ordinaire – Année B

Jn 1, 35-42

Ce dimanche, nous entendons le récit de vocation des premiers disciples chez Jean. Contrairement à ce qui se passe dans les évangiles synoptiques, ce n’est pas Jésus qui appelle en premier. L’accent est mis sur le témoignage qui conduit à Jésus. Le premier témoin, c’est Jean-Baptiste. En fixant son regard sur Jésus et en le désignant comme l’Agneau de Dieu, Jean-Baptiste invite ses propres disciples à suivre Jésus. Et là, c’est très beau, Jésus se retourne et s’adresse à eux : « Que cherchez-vous ? » Il connaît la réponse mais la manière-même dont il pose la question laisse libres André et son compagnon. Ils peuvent expliciter leur quête : « Rabbi, où demeures-tu ? » En très peu de mots, tout est dit : la liberté laissée aux disciples et ce qui fait le cœur de leur quête. Être disciple, c’est apprendre à vivre en présence du Christ, entrer dans une intimité réelle avec Lui.

Mais le récit ne s’arrête pas là. Immédiatement, André devient témoin auprès de son propre frère, Simon. « Nous avons trouvé le Messie » Remarquons qu’ici Simon se laisse conduire. Puis Jésus pose son regard sur lui, lui ne dit rien. Simon reçoit un nouveau nom « Pierre ». Comment mieux souligner que l’appel de Dieu n’est jamais notre initiative et qu’il bouleverse toute une vie ?

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Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !

Sainte Marie, Mère de Dieu

Luc 2,16-21

L’octave de Noël s’achève par la fête solennelle de Sainte Marie, Mère de Dieu. Dans l’étable de Bethléem, nos regards se déplacent du nouveau-né couché dans la mangeoire vers sa mère. A Noël, nous avons célébré la nativité de Jésus, vrai homme et vrai Dieu. Par la puissance de l’Esprit-Saint, le Verbe de Dieu a pris chair dans le sein d’une jeune fille de Nazareth. Marie a enfanté le premier-né de Dieu. Joie au ciel, exulte la terre !

Huit jours après, jour de la circoncision de l’enfant, l’Eglise aime honorer celle par qui le salut est entré dans le monde comme la Mère de Dieu, la Théotokos. Ce beau titre donné à Marie par l’Église au Ve siècle est une véritable signature de foi. Qu’en est-il, aujourd’hui ?

A l’aube de l’année nouvelle, si le ciel est assombri par la fumée des bombes incessantes à Gaza et sous tant d’autres régions du monde, la foi au Christ Sauveur nous convoque bel et bien. Demandons à Marie, Mère de Dieu, d’entourer de sa présence maternelle les personnes endeuillées ou blessées par la violence. Qu’elle intercède pour qu’adviennent des ambassadeurs de paix. Et qu’elle affermisse notre espérance et notre courage pour répondre ‘présent, présente ! Ainsi soit-il chaque jour de l’année 2024 !

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Sermon de Noël

« Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. »

Il fait nuit. Joseph et Marie n’ont pas trouvé de place dans la salle commune de Bethléem. Et l’enfant qu’ils attendent va naître. Voilà une situation bien ordinaire dans nos vies humaines. Elle rejoint tant de moments où nous sommes confrontés à la fragilité de nos existences.

Pour beaucoup de nos contemporains, Noël est devenu une course aux cadeaux et une succession de repas festifs, une fête mondaine dont les pauvres sont exclus. Revenons au cœur du mystère que nous célébrerons cette nuit.

Pour accomplir sa promesse de salut, Dieu a choisi de naître dans la pauvreté. Ses parents ne sont même pas chez eux au moment de la naissance. Et très vite, Joseph et Marie vont devoir fuir en Egypte car le roi Hérode cherche à tuer l’enfant.

Comment ne pas penser à toutes ces personnes qui sont dans la nuit de la souffrance, de la guerre, de l’exil ! C’est à eux, en premier, que le message de l’Ange s’adresse ce soir ! Les Ukrainiens, les Russes, les Palestiniens, les Israéliens, les Libanais, les femmes afghanes, iraniennes, les immigrés qui ont fui leur pays pour une vie meilleure, les prisonniers, les personnes malades ou âgées,… A vous de compléter cette liste. Ce sont eux les bergers d’aujourd’hui, que le Seigneur rejoint dans leur nuit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle. »

Bien-sûr, nous le savons, tous ces maux qui minent notre humanité ne vont pas cesser avec Noël. Nous avons beau implorer la venue du Prince de la Paix, les hommes vont continuer à se battre, des maladies de toutes sortes feront leurs ravages, sans parler des catastrophes naturelles qui surviendront encore.

Mais oui, ce soir, il y a une bonne nouvelle à laquelle nous devons prêter toute notre attention. Dieu vient au milieu de nous, il accomplit sa promesse. Le signe est tellement ténu qu’il risque de passer inaperçu : un enfant emmailloté couché dans une mangeoire. Mais rappelons-nous ce qu’annonçait Isaïe avec la naissance de cet enfant : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse…»

Croyons-nous vraiment que Dieu est le Maître de l’histoire ? Ne sommes-nous pas plutôt tentés de croire que le mal aura le dernier mot. Écoutons encore la parole d’Isaïe : « Si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir. »

Ce soir, avec tous ceux qui ont tout perdu, nous sommes invités à croire que Dieu peut faire du neuf dans nos vies. En ces temps où les nouvelles du monde sont si anxiogènes, il nous faut plus que jamais espérer contre toute espérance. Si nous doutons de l’amour de Dieu pour tout homme, relisons ce passage du livre de la Sagesse : « Tu aimes tout ce qui existe, tu n’as de répulsion envers aucune de tes œuvres ; si tu avais haï quoi que ce soit, tu ne l’aurais pas créé. Comment aurait-il subsisté, si tu ne l’avais pas voulu ? Comment serait-il resté vivant, si tu ne l’avais pas appelé ? En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu’ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants. »

Enfin, contemplons la manière dont Dieu s’y prend pour faire du neuf, pour restaurer sa création. Lui, le Créateur, Lui par qui tout a été fait, devient petit enfant. Le Tout-Puissant se livre entre nos mains sans aucune défense, par pur amour. Alors le cœur rempli d’émerveillement, nous verrons tous ces gestes de bonté cachés dans des contextes de grande violence. C’est peut-être cela Noël : une petite lueur qui brille dans les ténèbres et que les ténèbres ne peuvent pas éteindre.

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Une gestation très rapide !

4ème Dimanche de l’Avent

Lc 1, 26-38

Cette année la gestation de l’Enfant-Dieu aura été très rapide !

En effet, ce dimanche matin nous entendrons le récit de l’annonciation à Marie et, le soir, celui de la naissance de Jésus à Bethléem.

C’est qu’aujourd’hui – nous l’aurons bien perçu à l’écoute des informations – il y a URGENCE !

Oui, il y a urgence à accueillir dans nos vies le Verbe de Vie,

à écouter et vivre de cette Parole de Dieu

qui ne peut que nous donner cette paix à laquelle nous aspirons tant !

Il y a urgence à nous mettre à l’école du Créateur et Sauveur, de ce Dieu des moyens faibles qui renverse ainsi les puissants de leurs trônes !

Nous avons assez fait l’expérience des fruits mauvais de nos péchés. Il est temps de s’ouvrir à Celui qui n’est qu’amour !

C’est pour cela qu’aujourd’hui la liturgie oriente notre regard vers la Vierge Marie – la Toute pure, la Toute disponible – qui s’est laissée surprendre par le projet de Dieu, qui a fait assez confiance pour dire « oui » à l’action de Dieu en elle, ne sachant pas où cela la mènerait : à la Croix mais aussi à la Résurrection.

Jamais elle n’aurait imaginé l’impacte de sa réponse sur notre histoire à tous : la 1ère, elle deviendrait la Demeure de Dieu et lui permettrait ainsi d’être Dieu-avec-nous.

Elle nous rappelle notre vocation : être chacun et tous ensemble la Demeure de Dieu pour vivre du Prince de la Paix et le porter au monde.

Oui, viens Seigneur Jésus !

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Ô Sagesse, enseigne-nous le chemin du droit !

3ème dimanche de l’Avent

Jn 1, 6-8. 19-28

Ce dimanche 17 décembre, nous allons commencer à chanter les grandes antiennes de la Semaine Préparatoire à Noël. La première doit nous être très chère : « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité ; viens, Seigneur, viens nous sauver ! » Dans l’extrême désarroi de l’actualité internationale, nous ne nous trouvons pas comme des brebis sans bergers, ne sachant à quel saint se vouer. Nous avons sur qui fonder notre confiance et nos choix, sans faillir. L’évangile de ce dimanche nous les présente.

Jean-Baptiste était un homme austère, drainant les foules par son appel à renoncer au mensonge, à l’exploitation du faible, au profit malhonnête. Il en est mort.

Jésus, qui reçut le baptême de Jean et fut ainsi révélé à sa mission, a enseigné, ou plutôt prêché par l’exemple, le soin des petits, l’amour des ennemis, la vérité de la vie. Il en est mort. Mais il vit, lui, le Seigneur et le Maître.

Dans la révélation judéo-chrétienne, amour et justice sont quasi-synonymes. Piétiner le droit, voilà l’abomination. « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité ; viens, Seigneur, viens nous sauver ! »

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« Consolez, consolez mon peuple, dit le Seigneur. »

2ème Dimanche de l’Avent

Mc 1, 1-8

Quelle belle apostrophe de Dieu quand tout nous semble désespéré, dans une impasse !

Dieu est plus grand que notre cœur, que nos jugements tant sur le monde, sur l’homme que sur nous-mêmes.

Mais notons que Dieu nous sollicite pour apporter cette consolation, il nous fait confiance, Dieu nous associe à son dessein de salut.

« Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force […], dis aux villes de Juda : “Voici votre Dieu !” »

Et nous y sommes ! Dieu vient avec puissance. S’il est plus fort que Jean-Baptiste qui ne peut délier la courroie de ses sandales, sa puissance ne l’empêche pas de porter ses agneaux sur son cœur : « amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » ; cette tendresse divine nous conduit vers le Prince de la paix qui arrive.

Effectivement, Jean-Baptiste annonce la venue de « cette Bonne-Nouvelle, Jésus, Christ, Fils de Dieu », et nous invite à nous y préparer en rendant droits les sentiers du Seigneur dans nos cœurs par la repentance.

Comme le dit saint Pierre, Dieu veut tous nous sauver et en prend le temps… à nous de nous montrer patients, de garder, ancrée en nous, la foi en son salut et en sa paix, et de préparer sans relâche, jour après jour, ses chemins.

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Solennité de l’Immaculée Conception 2023

La fête de l’Immaculée Conception est grande, elle emplit ciel et terre d’une joie si vivante qu’elle s’éparpille en mille scintillements dans la nuit et s’élève, toute pure et vibrante dans le silence de nos solitudes. Une petite fille de rien du tout est saisie par un amour qui lui donne son ampleur, sa profondeur, ses dimensions d’éternité.

A quoi comparer Marie, pleine de grâce ? A quoi vais-je la comparer ? N’est-elle pas semblable à une simple graine que le Seigneur a semée dans le champ du monde pour qu’elle devienne un arbre immense dont les branches bruissent du chant des oiseaux ?

Ou encore à une mesure de farine qu’une femme enfouit dans sa pâte pour la faire lever et donner du bon pain doré ?

Cette humble graine, cette petite mesure de farine, n’est-ce pas notre humanité gonflée d’espoir ? Bienheureuse humanité qu’une femme de Nazareth porte déjà en elle, promise à une nouvelle naissance.

La Vierge Marie est grosse de notre humanité, elle nous attend tout comme une femme attend un petit, tout comme elle a attendu son Fils, l’aîné d’une multitude de frères et de sœurs, notre aîné. C’est la promesse de ce jour.

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1er Dimanche de l’Avent

Mc 13, 33-37

« JO 2024 à Paris » dès que l’annonce fut faite quel branle-bas de combat ! Ici on ouvre une route , là on construit une piscine, là on abat un immeuble… un peu partout dans le monde de la finance et du sport, c’est l’effervescence et l’entraînement intensif …

Et nous chrétiens, nous annonçons aujourd’hui « le 25 décembre, ici même, Dieu vient faire sa demeure au milieu de nous ». Une fois de plus, Il vient sauver son peuple, que nous sommes, et nous donner la vraie vie, la sienne. Comment nous préparer ? Chaque dimanche de l’Avent est un pas vers cette venue… moins spectaculaire que les JO mais combien plus réelle : Bonne nouvelle pour le monde entier !

Préparer nos cœurs à cet incroyable vérité : « Dieu-avec-nous » c’est la marche que nous proposent les dimanches de l’Avent.

Aujourd’hui, Il nous faut veiller car tant de choses nous sollicitent, nous distraient de ce discret appel de notre Dieu. Il vient, soyons en sûrs, et mettons nos vies en accord avec la joie qui s’annonce déjà malgré et au milieu de tous les déluges de misères, de violences et de guerres. C’est Lui la Paix véritable, ouvrons-Lui nos vies, le monde sera changé.