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Méditation du dimanche par une sœur de Chalais

Les assemblées du Seigneur

3ème Dim TO C – Lc 4,14-22a

Aujourd’hui nous entrons dans la célébration du 3ème dimanche du temps ordinaire, et les textes convergent pour nous dire combien il est grand et beau, vital, même, de venir à la messe le dimanche. On a cru un moment, sur les ronds-points, découvrir l’importance qu’il y a de se réunir non seulement pour manifester, mais déjà pour s’expliquer, se comprendre, et d’abord, se retrouver!
Premièrement, donc, se rassembler. Le Livre de Néhémie nous dit: « Depuis le lever du soleil jusqu’à midi, l’assemblée était composée des hommes, des femmes et de tous les enfants en âge de comprendre. » S. Paul renchérit: « Tous les membres du corps, ceux qui souffrent, ceux qui sont à l’honneur, ceux qui paraissent les moins honorables… »
Deuxièmement, se comprendre! « Esdras lisait, puis les Lévites traduisaient, donnant le sens, et l’on pouvait comprendre… »
Qu’est-ce que j’attends finalement quand je viens à la messe, sinon d’être enseigné par le Christ lui-même? Le voici qui à son tour se lève pour faire la lecture, puis, selon la coutume, se rassoit pour faire l’homélie. Mais l’Homélie, c’est Lui. « L’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a consacré par l’onction pour porter la bonne nouvelle aux pauvres ». C’est Lui la Clef, et le Sens de toute notre vie.

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Des noces peu ordinaires !

2ème Dimanche du temps ordinaire – Année C

20 Janvier 2019

Jn 2, 1-11

A la fin de la première semaine du ministère public de Jésus, comme au commencement de ce temps ordinaire, l’Église nous donne à contempler l’alliance de Dieu avec l’humanité sous le signe de la profusion.

600 litres de vin pour des noces dans un petit village de Palestine, avouez que c’est un peu démesuré ! Et Jésus, cet invité peu ordinaire, ne pourrait-il pas être l’époux que le maître du repas félicite en final ? Oui, et son heure venue, c’est son corps et son sang qu’Il donnera pour tous les hommes.

Quant à Marie, mystérieusement, elle pousse son Fils à se manifester, quitte à paraître inopportune. Ayant porté dans sa chair le Fils de Dieu, elle est la mieux placée pour savoir combien Dieu désire faire alliance avec l’humanité. « Hâte-toi, ne tarde plus ! » semble-t-elle Lui dire. A notre tour, sûrs de la bonté et de la miséricorde infinies de Dieu, ayons l’audace de nous adresser au Fils en présentant les besoins de nos frères en humanité : « ils n’ont pas de vin. »

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Baptême de Jésus, année C

13 Janvier 2019

Lc 3, 15-16.21-22

Ce soir nous entrons dans la célébration du baptême du Seigneur Jésus.
Le ciel s’ouvre !
Cela fait des semaines, des mois, des années, des millénaires même que le ciel est bouché. On ne voit pas à 10 mètres.
Et enfin, le ciel s’ouvre ! Une nouvelle ère s’ouvre !
La petite lumière qui s’était allumée au plus profond des ténèbres le 25 Décembre peut enfin se déployer.
Le Père éternel le confirme : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur »
L’Esprit d’amour vient reposer sur Jésus.

Il est temps, oui, car le peuple en attente a été préparé grâce au baptême de pénitence, et Jésus lui-même assumant la nature pécheresse s’y est soumis pour nous.
Tout est prêt – le ciel s’est ouvert – Recevez le Feu de l’Esprit !

 

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Épiphanie du Seigneur, Année C

6 Janvier 2019

Mt 2, 1-12

Tant que l’Amour ne se manifeste pas par des signes, nous n’en sommes pas sûrs.
La Fête de l’Épiphanie nous remplit d’une immense joie, car tout s’éclaire aux yeux de tous. Dieu est Amour et cela va se savoir par toute la terre.

Aujourd’hui ceux qui sont loin , très loin, viennent vers leur Sauveur.
Aux yeux de ces savants perses qui scrutent le ciel de tout leur esprit, de toute leur intelligence, de toute leur attention, un astre se lève. La lueur de la vérité entraperçue les mobilise. Ils partent, ils vont jusqu’au bout de leurs observations…et quand les limites de leur connaissance s’arrêtent à Jérusalem, ils cherchent,ils interrogent. Des scribes répondent à leurs questions en relisant la Torah. La parole de Dieu, leur donne la direction. Elle les oriente vers Bethléem.

Quand Hérode tremble et que les scribes restent dans leurs certitudes. «Vous scrutez les écritures, dans lesquelles vous pensez avoir la vie éternelle et vous ne voulez pas venir à moi» Jn 5 Les mages, eux, se mettent en route, ravis de joie.
La parole est une lampe sur leurs pas, une lumière sur leur route. Elle les pousse et les devance.Elle les guide jusqu’à ce qu’ils voient l’enfant avec Marie sa Mère.

Les mages cherchaient un signe dans le ciel, ils le trouvent dans une crèche. Ils cherchaient le Très Haut, ils trouvent le Tout Petit. Si le Seigneur se manifeste à nous , pensons-nous souvent, nous croirons ! Pas si sûr. Il peut nous dérouter. Mais s’Il ne
se manifeste pas toujours là où nous l’attendons, Il nous rejoint là où nous en sommes…
Dieu est avec nous dans la nuit comme dans la lumière de la foi.

Le Christ rejoint la multitude de ceux qui l’ignorent ou refusent de le réduire au visage que nous lui donnons.

Aujourd’hui tous les peuples sont appelés à tomber à genoux et à se prosterner pour adorer Celui qui vient les illuminer.
Chercheurs de Dieu, réjouissez-vous!
Car aujourd’hui ceux qui cherchent trouvent

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Solennité de sainte Marie, Mère de Dieu.

1er Janvier 2019

Lc 2, 34-36

Les bergers, ces hommes qui veillent sur le troupeau qu’on leur a confié, adorent le tout-petit que les anges leur ont annoncé : le Sauveur, le Messie, le Seigneur.
Marie aussi veille sur l’enfant que Dieu lui a confié. Mais en méditant tout ce qui arrive, Marie veille aussi sur la Parole et la laisse croître en elle, attendant qu’elle se révèle, Bonne Nouvelle tant attendue.
Oui, toute sa vie et aujourd’hui encore, la Mère de Dieu enfante le Verbe et le donne au monde.
A son exemple, veillant et méditant événements et paroles, le silence et l’Esprit nous ouvriront le cœur à la volonté d’amour de Dieu pour sa créature et sa création.
Au seuil de cette nouvelle année, nous découvrirons émerveillés que le Seigneur nous bénit et nous garde, qu’Il fait briller sur nous son visage et nous apporte la paix, ainsi nous pourrons, à la suite des bergers et des anges, glorifier et louer Dieu.

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Pourquoi me cherchiez-vous ?

Dimanche de la Sainte Famille, Année C, 30 Décembre 2018

Lc 2, 41-52

12 ans après, rien ne va plus dans la sainte Famille ! Marie et Joseph sont dans l’angoisse, multipliant les pas à la recherche de cet enfant, qui commence à marquer son autonomie en restant assis dans le Temple de Jérusalem.

Pendant trois jours, à Jérusalem, Jésus a disparu. Pendant trois jours, Marie et Joseph cherchent sans savoir, sans comprendre. Quand ils le retrouvent, au milieu des docteurs de la Loi, peuvent-ils vraiment reconnaître cet enfant qu’ils ont élevé ?

D’où lui vient cette sagesse ? Celui-là, peut-il être le fils du charpentier, le fils de Marie de Nazareth ?

« Ton père et moi te cherchons tout angoissés »

Vous l’avez trouvé, Celui qui vous échappe. Quand il disparaît trois jours, c’est pour vous emmener vers son Père et notre Père, vers son Dieu et notre Dieu.

Alors, si nous le cherchons, même dans l’angoisse et avec des larmes, cherchons-le avec confiance. Il ne saurait nous abandonner.

 

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« Et le Verbe s’est fait chair »

Sermon de Noël 2018

La parole est faite pour être adressée, elle est destinée à quelqu’un, elle attend une réponse. Que de personnes, de nos jours, manifestent le désir d’être entendus et reconnus ! Beaucoup ont l’impression de parler dans le vide ou que personne ne les voit.

D’après l’Écriture Sainte, Dieu parle et sa Parole fait ce qu’elle dit : « Il dit et cela est« . Parole créatrice, parole de vie. Et Dieu voit : « Il vit que cela était bon« . Mais sa Parole est aussi un appel plein d’amour au pécheur qui se cache parce qu’il a peur : « Adam où es-tu ? » Dès la Genèse de l’humanité, le Seigneur nous cherche, comme le berger cherche la brebis perdue, et tout joyeux quand il la trouve, il la prend sur ses épaules pour lui éviter la fatigue du retour. Dieu nous parle, il nous voit, il nous regarde, il nous aime. Et il nous écoute. Ainsi, selon le livre de l’Exode, Dieu voit, il entend, il vient. Il voit la misère de son peuple en esclavage, il entend son cri et il descend le délivrer. (cf Exode 3, 7 et svts)

Nous n’avons donc aucune raison d’avoir peur de Dieu.

La fête de Noël qui s’approche est la confirmation la plus profonde, la plus vraie et la plus réelle, la plus inimaginable aussi de l’amour de Dieu pour chacun de nous. Avec le Peuple de l’Ancienne et éternelle Alliance, nous avons marché, nous avons trébuché, nous avons douté et même désespéré au point de trahir notre Dieu mais Lui ne nous a jamais abandonnés. Toujours, Il était là mais nous ne le savions pas toujours. Longue marche, long combat, longue épreuve, ponctuée de joie et d’espérance : dans le désert on peut trouver de l’eau pour boire et de la manne pour manger ! Nous marchions, nous attendions du neuf mais nous ignorions combien Dieu nous attendait, nous espérait, nous cherchait inlassablement pour nous voir, nous parler, nous toucher et se laisser toucher par nous.

Et c’est cela le miracle de Noël ! Nous arrivons à la crèche sur les genoux, à cause de la fatigue du chemin et nous demeurons à genoux pour adorer l’Enfant qui nous tend les bras.

La Parole s’est faite chair, la chair d’un tout-petit encore incapable de parler mais tellement présent dans les bras de sa Mère, celle qui avait répondu « présente » à l’appel de Dieu. Présent aussi sous la garde de Joseph, son père, l’homme qui avait cru l’incroyable, qui avait aimé son épouse au point de joindre sa foi à la sienne, face au mystère de l’Enfant venu de Dieu. « Qu’il me soit fait selon ta Parole » dit Marie. Avec Joseph, le « me soit fait » devient un « nous ». « Qu’il ‘nous’ soit fait selon ta Parole ».

Quand la Parole se fait chair, elle se montre pour mieux se cacher dans une vie humaine. Jésus nous ressemble tellement qu’on ne le reconnaît pas comme Dieu ! Mais elle se cache pour mieux se révéler, non pas de manière éclatante et indiscutable mais dans la faiblesse de notre humanité, au plus pauvre de notre cœur. Jamais elle ne s’impose à nos oreilles ni à nos yeux. Elle se donne à nous, si nous le voulons bien.

Jésus naquit à Bethléem de Judée. Il n’y avait pas de bonnes fées pour se pencher sur son berceau, il faisait froid et l’on entendait les lourdes bottes des soldats qui frappaient le sol. Mais le silence de la nuit laissait monter le chant des anges et rien ne faisait taire la joie des bergers. Dieu vient nous visiter dans le chaos du monde et au coeur de nos vies, pour nous donner la Paix, cette Paix humblement contagieuse, mystérieusement féconde, qui nous sauve les uns par les autres.

Aujourd’hui, en décembre 2018, la violence sous toutes ses formes menace de dévaster le monde. Seule la bonté, discrète et bienfaisante, l’éclaire en d’humbles gestes, comme les étoiles du ciel rendent à la nuit toute sa beauté. Nous pouvons, d’une seule voix, chanter sans mentir : « Douce nuit, Sainte nuit« .

Que l’Emmanuel, « Dieu avec nous« , dont nous fêtons la naissance dans le monde, naisse aussi dans nos cœurs, dans l’espérance de son retour, comme promis.

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Heureuse celle qui a cru !

4ème dimanche de l’Avent – Année C

23 décembre 2018

Lc 1, 39-45

En ce dimanche qui précède juste Noël, l’Église nous invite à méditer la Visitation. Cette rencontre entre Marie et sa cousine Élisabeth est pleine de tendresse et de vie. Deux femmes enceintes ont facilement beaucoup de choses à se partager, mais l’âge avancé d’Élisabeth et le secret déconcertant de Marie ajoutent une incroyable intensité à cette rencontre.

L’évangéliste Luc n’en rajoute pourtant pas, son récit est sobre. Il insiste sur la présence de l’Esprit Saint qui permet à Élisabeth de reconnaître en Marie la mère de son Seigneur. Ce qui aurait pu rester un simple mouvement de l’enfant qu’elle porte dans son ventre, elle sait l’interpréter : le Sauveur attendu par tout Israël est sur le point de naître ! Et si l’allégresse habite ces deux femmes au plus profond de leurs entrailles, ce n’est pas sans lien avec Celui qu’annonçait déjà le psalmiste : « Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; Tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : ‘Voici, je viens. (…) Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles.’ »

Demandons au Seigneur la grâce de savoir nous donner de tout notre cœur et par tout notre corps à ce Dieu qui le premier, en son Fils, ne cesse de s’offrir à nous, pour nous sauver. Là est la vraie joie !

 

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Heureux les invités aux noces de l’Agneau !

3ème dimanche de l’Avent- Année C

Lc 3, 10-18

Dans l’Évangile de ce 3ème dimanche de l’Avent, nous voyons Jean-Baptiste préparer les chemins du Seigneur : Il guide les gens vers plus de justice, tout en ne se prenant pas lui-même pour ce qu’il n’est pas.

Mais les images de Dieu qu’il véhicule ne sont pas faites pour attirer les hommes et les femmes du XXIème siècle, avouons-le !
Colère, feu, jugement de Dieu contrastent sérieusement avec le Messie qui se présente, même si sa parole et ses gestes sauront aussi trancher et purifier comme le feu.
En tout cas, Jésus n’a rien d’épouvantable, ni de terrifiant y compris pour les pécheurs.
Rappelons-nous Jacques et Jean alors que les samaritains ne voulaient pas recevoir Jésus chez eux : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel pour les consumer? » (Luc 9, 54) Et Jésus de les remettre en place sur le chemin de la patience et de la miséricorde.

Le Messie vient bientôt, petit d’homme tout fragile, homme tout simplement et véritablement, qui se laissera bafouer et mettre à mort pour l’amour de nous, pour notre salut.

Nous n’avons plus à avoir peur de Dieu. Quelle joie ! Il vient à nous et nous attend tout à la fois, nous proposant sa présence salvifique. Car Dieu ne peut nous sauver que si nous acceptons qu’Il soit avec nous sur notre chemin.
Le laisserons-nous être pour nous ce Jésus (Dieu sauve) et cet Emmanuel (Dieu avec nous) ?

Heureux les invités aux noces de l’Agneau !

 

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Immaculée Conception

Luc 1, 26-38

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Prière simple, prière des pauvres, prière où tout est contenu de ce que nous fêtons aujourd’hui : l’Immaculée Conception de la Vierge Marie.
« Ô Marie conçue sans péché ». La Vierge Marie est intacte. Rien en elle ne donne prise au mal. Elle est, par la grâce de Dieu, entièrement libre d’aimer.
« Priez pour nous qui avons recours à vous ». On peut tout lui confier. Elle est pleinement disponible à ceux qui lui demandent son intercession. Osons nous en remettre à elle, nous ne serons jamais déçus.
« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

Cette invocation, en la veille du samedi 8 décembre 2018 est un appel à la paix, au dialogue et à la réconciliation.

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Relevez la tête !

1er dimanche de l’Avent- Année C

Luc 21, 25-28.34-36

Attendre, veiller et prier : trois verbes pour vivre le temps de l’Avent et accueillir une promesse de salut. Elle sera aussi une grâce de joie, car le Seigneur vient nous visiter.

Lorsque Jésus parle de sa venue à ses disciples, il emploie des images de chaos et d’épouvante. A la fin des temps, l’avènement du Fils de l’homme ébranlera le cosmos, la terre et le ciel et leurs habitants. Rien de rassurant, à première vue. En même temps, Jésus donne l’ordre suivant : « Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption est proche ! ». Oui, il vient nous sauver Celui qui était, qui est et qui vient.

Jusqu’à Noël, préparons nos cœurs à accueillir Jésus, notre Sauveur, qui naîtra dans une humble mangeoire. En lui, l’éternité divine croise nos histoires humaines pour les rendre saintes. Veillons dans le service ardent de la charité, en tournant nos regards vers son Royaume qui vient.

Maranatha ! Viens Seigneur Jésus !

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