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Méditation du dimanche par une sœur de Chalais

Connaître le Père ?

14 Mai 2017

Jean 14.1-11

Quel paradoxe dans l’Évangile de ce 5ème Dimanche du Temps pascal :
Jésus dit qu’il va vers le Père mais aussi que le Père est en lui comme il est dans le Père.
Serait-ce que son humanité doit aller au Père, Lui qu’il n’a pas quitté en sa divinité ?
Or, c’est pour nous que le Verbe s’est fait chair et
c’est encore pour nous qu’il remonte au Père par sa mort et sa Résurrection.
Et il nous y entraîne, si nous croyons en lui et si nous reconnaissons que les œuvres qu’il a
accomplies sont celles du Père.

Mais comment connaître le Père ?
Comme Philippe, nous sentons bien que c’est le but ultime auquel nous aspirons.
Jésus nous répond : « Regardez les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir car c’est le Père lui-même qui demeure en moi qui accomplit tout cela ».
Des œuvres d’une extrême bonté :
le soulagement de tant de souffrances du corps comme du cœur !
Aucune indifférence dans le Père, mais une réelle proximité, une réelle bonté pour chacun d’entre nous.
Oui, Dieu est proche ! Dieu est avec nous !

C’est le Christ qui nous dévoile tout cela et qui nous invite en son nom :
« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures.
Je pars vous préparer une place.
Je vous prendrai près de moi. »
Une invitation à ne pas manquer !

 

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4° dimanche de Pâques A

07 Mai 2017

Jean 10, 1-11.

Plus d’apparition du Ressuscité en ce 4° dimanche de Pâques.
Le temps des visites en direct est terminé ; Pour reprendre la route dans la foi, la liturgie, en pédagogue très sûr, nous propose d’entendre la Parabole du bon berger.
Jésus Ressuscité est ce berger qui appelle ses brebis à le suivre. Il est aussi la porte qui ouvre le chemin vers une vie de plénitude et de liberté et Il barre la route aux voleurs et aux bandits.
L’invitation à marcher est pressante et chacun, chacune est appelé par son nom ; Comme Abraham, il suffit de connaître la voix de Celui qui appelle, qui est unique et nous rejoint là où nous sommes.
Ce berger est doux et humble de cœur, Il n’élève pas le ton, Il juge avec justice et guérit de toute maladie et infirmité.
Au milieu du tapage des événements que nous traversons et de tant de voix discordantes, écoutons le son unique de la Parole de Dieu : Elle nous nourrit et peut nous transformer. Elle nous mène au don de nous-mêmes et au pardon, à la suite du Christ. Elle nous relie de façon vitale au Père de toute Miséricorde.

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Le Christ, notre espérance

3 ème dimanche de Pâques. Année A

30 Avril 2017

Lc, 24, 13-35

« Il s’en va, il s’en va en pleurant ; il s’en vient, il s’en vient dans la joie ! »
Si le psalmiste évoquait ici l’exil des fils d’Israël à Babylone et leur retour à Jérusalem, ces mots pourraient aussi être ceux des disciples faisant route vers Emmaüs au soir de Pâques. Ce jour-là, ils quittent Jérusalem sombres et le cœur lourd d’une grosse déception. Ils avaient mis tout leur espoir en Jésus, ce prophète puissant en acte et en parole. Mais sa vie s’est achevée sur un terrible échec. En les rejoignant en chemin, Jésus ne leur apporte pas une consolation immédiate en se faisant tout de suite reconnaître. Au contraire, il prend le temps d’entendre les événements de leur bouche et de les relire avec eux à la lumière des Écritures. Jésus suscite leur foi. Ce n’est pas en un homme qu’ils ont mis leur confiance mais en Dieu.
Durant ce temps pascal, demandons au Christ la grâce de raviver notre foi en sa résurrection, c’est à dire de croire en sa victoire sur la mort. Osons présenter au Christ nos déceptions, nos échecs, nos attentes. Lui, notre espérance et notre vie, saura les transformer en chemin de vie.

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Huit jours plus tard…

2ème Dimanche de Pâques – A

23 Avril 2017

 Jean 20, 19-31

En ce dimanche où nous célébrons l’infinie miséricorde de Dieu, l’Église nous offre l’évangile où Jésus se donne à voir et à toucher à l’apôtre Thomas. Thomas n’était pas là lors de la première manifestation de Jésus à ses disciples. Il lui manque un appui fondamental pour sa foi. En effet, en sa résurrection, Jésus s’est manifesté dans la chair, tout comme il est venu dans le monde. Le lien entre sa mort en croix et sa vie nouvelle, c’est son corps blessé, signe indélébile de la réalité de sa présence. La foi de Thomas cherche l’appui de preuves charnelles, visibles, tangibles. L’amour n’est pas une abstraction. Nos amours, nos amis sont-ils des esprits impalpables, des fantômes ? L’incarnation du Seigneur est le signe même de sa miséricorde. Il nous a rejoints dans notre humanité, il a connu nos faims, nos soifs et nos fatigues. De nos blessures Il a été blessé. Puisqu’il est mort pour nous, nous vivrons avec Lui.
Grâce à Thomas, sans avoir vu, nous croyons. Qu’il en soit remercié.

 

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Passion de Notre Seigneur Jésus Christ

9 Avril 2017

Matt 11.27-54

Ce soir nous entrons dans la célébration des Rameaux et de la Passion du Seigneur.
Mais de quels rameaux parlons-nous ?
De rameaux de lauriers qui symbolisent la gloire, la victoire des sportifs, des forts, des empereurs ? Pas du tout !
Ces rameaux sont des rameaux d’oliviers. C’est à partir des olives broyées qu’on obtient l’huile qui adoucit le visage mais surtout qui servait, en Israël, à l’onction des prêtres, des prophètes et des rois.
Or le Christ est l’Oint par excellence. En Lui et par Lui, oints nous aussi à notre baptême, nous devenons d’autres Christ, prêtres, prophètes et rois à notre tour, dans l’Esprit.
A condition de le suivre, lui le fruit broyé pour notre Salut. C’est quelque chose de devenir en Lui fruit de Salut !
Il y a de quoi chanter « Hosanna » à celui qui vient nous entraîner de cette manière vers le Père !
Appel à nous laisser surprendre, appel à chercher le meilleur pour tous et pour chacun. Puissions-nous nous laisser attirer par ce plus grand amour en cette Semaine Sainte qui s’ouvre !

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Lazare

2 Avril 2017

Jean 11, 1-44

Lazare est mort et Jésus pleure. Lazare est mort et Jésus prie. Mais pourquoi n’était-il pas là ? « Si tu avais été là mon frère ne serait pas mort ». Et c’est vrai. Alors pourquoi ?
Jésus a laissé aller la vie jusqu’à épuisement. Il devait en être ainsi pour que notre foi franchisse les murs infranchissables de la mort. Le Père de Jésus laissera aller jusqu’à la mort, son Fils, le Bien-Aimé. Abandon sur abandon, mort sur mort, larmes sur larmes…. Nos pourquoi se dressent vers le ciel, mains jointes de la prière inexaucée.
« Lazare sors ! » Sors de là et vis ! Parole prophétique. Il fallait qu’elle fût dite. Qui aurait cru sinon, que bientôt l’appel du Père ferait sortir le Fils du tombeau, que le troisième jour, il ressusciterait ?
« Déliez-le et laissez-le aller ! » Quand Pierre et Jean arriveront au tombeau de leur Maître, il n’y aura plus que des linges gisant à terre.
Tu crois aux miracles? Crois en la résurrection. La vie a eu le dernier mot et ce mot, c’est l’Amour.

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Puiser l’espérance

19 mars 2017

Troisième dimanche de Carême – Année A

Jean 4,5-42 : la Samaritaine

Jésus doit passer par la Samarie, la notation précède l’évangile de ce dimanche. Il doit passer par ce lieu des alliances impossibles ou échouées de l’Ancien Testament. Et il s’installe au bord du puits, là même où se nouent les alliances conjugales des patriarches .
Arrive une samaritaine, seule, en situation matrimoniale difficile. La femme à ne pas rencontrer !
Dans l’échange de paroles, et à partir de l’étonnement même de cette femme, Jésus vient mettre à jour une espérance. C’est la soif d’une vie éternelle, la possibilité d’une adoration juste et unie (au-delà des querelles de montagne ou de clocher), l’attente d’un Messie qui fera connaitre toute chose. L’espérance jaillissant au cœur de cette femme, lui permet de poser le regard juste sur Jésus, qui seul peut la combler.
Cette rencontre inconvenante, aurait dû rester secrète. Mais l’urgence est à la propagation de la nouvelle. Alors que Jésus ne pouvait pas recevoir une gorgée d’eau, il est maintenant invité à demeurer chez les samaritains. Une alliance peut enfin se renouer avec Celui qu’ils reconnaissent comme le Sauveur du monde.
A l’écoute de la Parole, allons puiser au fond de nos vies cette espérance commune, celle qui fait reconnaitre Jésus Sauveur et réconcilie notre humanité déchirée.
Notes
alliances impossibles : Gn 34 et 2R17 24-41
alliances conjugales : Gn 24,14 et suivants ; Gn 29,9-10 ; Ex 2, 16-21

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Pleine lumière

12 mars 2017

2e dimanche de Carême – année A

Matthieu 17, 1-9. La Transfiguration.

« Alors leurs yeux s’ouvrirent et il le reconnurent »
« Dieu est lumière. En lui, point de ténèbres ». C’est ainsi, dans la pleine lumière d’un visage transfiguré, que les disciples ont vu Jésus, ce jour-là, sur la montagne. En pleine lumière, entre Moïse et Elie, entre le buisson ardent où Dieu se révéla à Moïse et le char de feu qui emporta Elie dans les nuées du ciel.
Ce jour-là, alors que la sombre passion déjà s’annonçait, la lumière déchira les ténèbres et la voix de Dieu se fit entendre : « Celui-ci est mon fils, mon Bien-Aimé ». La passion, ce sera le baptême du feu dans la nuit obscure de Gethsémani. Alors les disciples ne verront plus que Jésus seul, abandonné de tous, en proie à l’angoisse du silence de son Dieu et Père.
Jésus nous ouvre la voie de la nuit de la mort jusqu’à la clarté du matin de Pâques. Si le ciel « bas et lourd » de notre solitude est parfois zébré d’un éclair, si la présence aimée se manifeste à nous dans sa rayonnante beauté, alors ne doutons pas, la vie est là. Celui qui croit voit l’invisible.

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Comme des toiles d’araignées !

1er Dimanche de Carême A

5 mars 2017

Mat 4.1-11

La liturgie de ce 1er dimanche de Carême, nous donne à entendre le récit des tentations de Jésus.
Jésus, conduit au désert par l’Esprit, prend le même chemin que son peuple, le même chemin que chacun de nous à l’heure de l’épreuve. Et il vient là pour vaincre l’antique adversaire, le serpent des origines et nous donner sa force et sa Vie.
Il est frappant de constater que le Christ va jusqu’au fond de la tentation. Il ne choisit pas comme nous, dans le meilleur des cas, de refuser le dialogue avec la pensée mauvaise mais il entre dans le dialogue, comme sur un chemin de crêtes, pour en venir définitivement à bout.
Ainsi, par sa parole, le Christ démasque l’adversaire et met aussi en lumière notre péché. Parce que le péché existe bien malgré tous nos déterminismes. Notre part de responsabilité demeure. Aussi la lumière du Christ nous fait du bien. Peut-être pas sur le moment, mais l’œuvre du Christ est aussi de nous révéler à nous-même avec ces toiles d’araignée qui nous pendent au nez, si je puis dire !
Bonne nouvelle que cet Évangile donc ! Jésus, le Verbe fait chair, nous rejoint dans le combat mais c’est aussi pour nous associer à sa victoire qui est salut pour le monde, car, comme le dit St Augustin : « Dans le Christ, son Église est présente. Ainsi celui-ci, par elle, accomplit sa mission de salut pour l’humanité toute entière. »

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Ma confiance, en qui ?

8e dimanche du temps ordinaire – Année A

26 février 2017

Matthieu 6, 24-34

« Ne soyez inquiets de rien, » lisons-nous dans l’évangile de ce dimanche. « Votre Père sait ce dont vous avez besoin ». Cela nous invite à accueillir la question fondamentale :  » qu’est-ce-que l’homme, pour que tu penses à lui ? « Dieu s’occuperait-Il de nous de manière si proche ?
Les lectures de ce dimanche nous demandent de nous inquiéter de rien…de faire confiance à Dieu qui nous aime …et finalement de choisir en priorité ce qui concerne la Royaume, c’est là que se trouve la vraie vie.
Mais dans le monde de souffrance , de violence, de mensonge où nous sommes plongés, n’est-ce pas une folie ? Oui, vraiment, mais une folie qui rend l’homme à sa vraie grandeur : il peut choisir, il n’est pas une marionnette, ni un roseau agité par le vent.
La confiance, le partage, le souci du prochain, l’amour vrai , la bonté, ne sont-ils pas des assurances de vrai bonheur, à la suite de Jésus-Christ ?
Appuyés sur le Père de Jésus-Christ qui nous garde en sa tendresse et nous redit : « Comment t’oublierais-je ? Vois, je t’ai gravé sur les paumes de mes mains », nous pouvons nous poser la vraie question : Qu’est-ce qui me fait vivre ? L’or, l’argent, la publicité ? Où est ma sécurité ? Ma confiance ?
À chacun de répondre.

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Tends l’autre joue !

7e dimanche du temps ordinaire – Année A

19 février 2017

Matthieu 5, 38-48

Accomplir la Loi et entrer dans le Royaume de Dieu ne font qu’un pour Jésus, l’Envoyé du Père. Il n’a de cesse d’entraîner et d’initier ses disciples sur ce beau chemin d’amour, à la fois simple et exigent.
Mais que signifie accomplir ? C’est rendre plein, lourd, achevé, parfait. C’est toute la mission de Jésus. En devenant semblable à nous, excepté le péché, il vient accomplir notre destinée humaine en la transformant de l’intérieur. Or, il le fait de manière paradoxale : il se vide de lui-même et se fait serviteur jusqu’à l’extrême en renonçant à la violence et à la vengeance. Sur la croix, alors que tout semble vaincu, la paix triomphe en silence. En ce lieu, meurt la haine, la sainteté naît. C’est là que nous avons à revenir sans cesse pour être les enfants du Père.
« Si on te frappe la joue droite, tends l’autre « , dit Jésus. Le conseil n’est peut-être pas à prendre au pied de la lettre, il s’agit avant tout de vaincre l’engrenage de la violence. La question n’est pas de savoir qui a commencé, mais qui saura arrêter. Pour le Royaume de Dieu, mille pas ne suffisent pas, deux mille sont requis.

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Le Christ, un merveilleux pédagogue

6e dimanche du temps ordinaire – Année A

12 février 2017

Mt 5, 17-27

Avec le Décalogue, nous pouvions avoir l’impression que la Loi posait de grands interdits à ne pas franchir sans que cela nous concerne au quotidien. « Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne commettras pas d’adultère, … ». Le Christ nous invite à découvrir la Loi tout autrement. Qui ne s’est jamais mis en colère contre son frère ? Même Jésus se met en colère dans l’évangile. Mais Il nous invite à aller visiter les profondeurs de notre cœur. Par cette colère, est-ce que je cherche le bien de mon frère ou est-ce que je cherche à lui nuire ? La Loi prend alors toute son ampleur. Il n’y a plus aucun aspect de notre vie humaine qu’elle ne puisse éclairer. Car c’est bien cela dont il s’agit pour le Christ : éclairer les zones ténébreuses de nos vies. Les exigences qu’Il pose ne sont pas là pour nous écraser, mais pour nous relever. N’oublions pas qu’Il s’est révélé, par sa vie entière et par sa mort, comme un maître doux et humble de cœur, dont « le joug est léger et le fardeau facile à porter ».
Avec confiance, marchons à la suite de Celui qui a donné sa vie pour ses amis. « Le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. »

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Le sel et la lumière

5e dimanche du Temps ordinaire – Année A

5 février 2017

Matthieu 5, 13-16

« Vous êtes le sel de la terre (…) Vous êtes la lumière du monde »
L’évangile de ce dimanche n’est pas une exhortation mais une affirmation : « Vous êtes » et non « soyez ». Jésus nous invite à recevoir cette parole surprenante dans la foi. Ce que nous sommes, c’est en union avec lui que nous le devenons. Sans lui, le sel se dénature et la flamme s’éteint.
Le Christ, Sel de la terre, purifie les cœurs du mal par sa présence toute de bonté, de vérité, de pur amour. Il est entré jusqu’aux tréfonds de notre humanité souffrante et s’est mêlé à nous comme le sel à la pâte. Il s’est perdu en nous pour qu’en lui nous nous retrouvions, avec ce bon goût d’humanité bienfaisante et vraie.
Il est aussi la Lumière du monde en genèse, lumière de la naissance et de la vie. Sa lumière ne blesse pas le regard, n’humilie pas celui qu’elle touche mais le recrée en sa beauté première. C’est en elle que nous rayonnons d’une tendresse qui réchauffe ceux qui ont froid à l’âme et console ceux qui pleurent.
Puissions-nous devenir des disciples doux et humbles de cœur, à l’image de notre Maître et Seigneur.

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Attrait du Bonheur

4ème Dim TO – Année C

28 janvier 2017

Mat 5,1-12a.

Ce dimanche, la liturgie nous propose de réentendre l’Évangile de Béatitudes chez Saint Matthieu.
C’est étrange l’attirance que ces paroles si paradoxales provoquent en nous.
D’un côté, Jésus scande : Heureux, heureux… Il sait bien notre soif de bonheur.
Et de l’autre, viennent des tas de choses pas forcément faciles, ni forcément agréables : être pauvre de cœur, doux, pleurer, avoir faim et soif de justice, etc.
Le bonheur serait-il compatible avec les souffrances et les combats !
En même temps, ce qu’Il dit rappelle une autre liste écrite par Saint Paul, celle des fruits de l’Esprit : Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.
C’est dire que Jésus est le Nouveau Moïse qui vient nous apprendre un nouveau Décalogue, une nouvelle Loi, ou plutôt qu’ il vient accomplir la première, mais pas de l’extérieur.
Cela se voit puisque Jésus nous rejoint par le dedans, par notre attrait, notre aspiration profonde à la vérité et au bien.
Aussi pouvons-nous lui faire confiance. Il nous a donné son Esprit et il continue de nous le donner afin que nous suivions ses traces.
Peut-être que le secret pour vivre ces béatitudes – portrait du Christ lui-même – serait de ne pas Le lâcher ni des yeux ni du cœur. En effet, tout devient si facile et si léger quand on aime et quand on est aimé.
Et c’est déjà un grand bonheur de vivre des choses, même les plus difficiles, dans ce regard là.
Que le Seigneur nous en fasse la grâce !

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Venez !

3e dimanche du temps ordinaire – Année A

22 janvier 2017

Mt 4,12-23

Après une longue préparation (3 chapitres et demi) nous entendons enfin, dans l’évangile de ce dimanche, la première parole publique de Jésus … Suspens….
« Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche »
C’est, mot pour mot, le message de Jean-Baptiste, entendu pendant l’Avent ! Alors, rien de nouveau ?
Si, le décor est nouveau : nous avons quitté le désert et le Jourdain. A l’horizon maintenant, il y a des villes et des villages, la mer, la Galilée des nations.
Le mouvement est nouveau. Les foules ne vont plus vers Jean, mais Jésus s’avance vers les hommes là où ils sont, au travail, à la synagogue, auprès du malade ou de l’infirme.
Surtout, la prophétie est autre. Il ne s’agit plus de préparation. La lumière s’est levée, elle perce toute ténèbres.
Que nous soyons prêts ou non, elle vient à nous. Alors, si Jésus s’approche et dit « Venez derrière moi » laissons-nous séduire par cette lumière. Retournons-nous, convertissons-nous, le Royaume des Cieux est là.

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Quand le précurseur devient disciple !

2e dimanche du temps ordinaire – Année A

15 janvier 2017

Jn 1, 29-34

En ce tout début du temps ordinaire, nous retrouvons la belle figure de Jean-Baptiste. Plus que le précurseur, Jean-Baptiste est dépeint par l’évangéliste Jean comme le témoin par excellence du Christ. Ils ont beau être cousins, Jean-Baptiste affirme à deux reprises dans ce premier chapitre : « Je ne le connaissais pas ».
Jean-Baptiste prend-il conscience qu’il ne s’agit pas seulement de « connaître le Christ à la manière humaine » ? Il accueille la révélation de Celui qui l’a envoyé et s’ouvre à son mystère. Il comprend que Celui qui vient à Lui est plus grand que lui car avant lui, Il était. De précurseur, Jean-Baptiste devient disciple. C’est une véritable conversion : lui qui préparait les cœurs à accueillir Celui qui vient, le voilà qui annonce qu’il a été précédé. Cela peut nous rappeler que la grâce précède toujours nos préparations humaines pour accueillir le Seigneur.
Réjouissons-nous de cet amour de Dieu qui est toujours premier. Tournons-nous vers le Christ, l’Agneau de Dieu qui vient enlever le péché du monde.

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Un astre s’est levé

Fête solennelle de l’Épiphanie

8 janvier 2017

Matthieu 2, 1-12

« La lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie »
Noël : Une étoile s’est levée dans la nuit du monde.
« Un enfant nous est né, un Fils nous a été donné »
« La lumière brille dans les ténèbres »
Épiphanie: La lumière s’étend jusqu’aux confins du monde et du cœur de l’homme.
« Et les ténèbres ne l’ont pas saisie ».
Les ténèbres ? Mains avides, intrigues et mensonge, manœuvres secrètes, tout ce qui grouille dans l’ombre de la mort. Le roi Hérode tremble devant l’enfant sans défense. Où donc est-il, le roi des juifs ?
Hérode a peur, les bergers se réjouissent, les mages accourent du lointain Orient, les anges chantent, Marie veille en silence.
Et nous tous que la vie a mis à genoux, contemplons cette lumière que les ténèbres n’ont pu saisir. L’enfant nous ouvre ses bras, lui qui étendra ses mains sur la croix pour que nous vivions. Il est la lumière qui recrée ce qu’elle touche. Prosternons-nous et adorons.

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Réjouis-toi Marie.

Fête solennelle de Marie, Mère de Dieu

1er janvier 2017

Luc 2, 16-21

Les merveilles de Dieu, en Marie
Une semaine après la fête de la Nativité, l’Eglise nous donne de célébrer « Marie, Mère de Dieu ». Joie au ciel, exulte la terre ! Car du sein de Marie est né Jésus-Christ, le Sauveur du monde. Que savait-elle de tout cela, lorsqu’elle répondit à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur. Qu’il m’advienne selon ta parole » ?
Toute écoute, toute espérance, Marie a mis sa confiance dans les promesses de Dieu. Dans la foi et l’humilité, elle s’est faite disponible à la voix du Très-Haut, elle a accueilli le Verbe de Dieu dans sa chair pour le donner au monde. Quoi de plus merveilleux ? Marie recueille toutes ces choses en son cœur et les médite.
Commencer l’année nouvelle avec Marie, c’est entrer dans le dessein du salut de Dieu. Laissons-nous accompagner de sa présence maternelle et confions-nous au Seigneur de toute grâce et de toute bénédiction. Que son visage s’illumine pour nous et que vienne sa paix sur tous les peuples !

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Fête de la Sainte Famille

30 décembre 2016

Matthieu 2, 13-15.19-23

« Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte »
Un rêve traverse le sommeil de Joseph comme un signe, un de ces signes mystérieux qui bouleversent parfois nos vies. Et il part, comme partit Abraham, vers un pays qu’il ne connaissait pas. Jésus commence donc sa vie en émigré, et il fera ses premiers pas dans une terre étrangère, prophétie de sa future existence où il sera étranger dans son propre pays, dans son propre village car « Nul n’est prophète en sa patrie ».
Cet évangile offert par la liturgie de l’Eglise pour la fête de la « Sainte Famille », en dit long sur ce que fut l’expérience de cette famille dont l’enfant, à peine né, est menacé de mort. Vie cachée pour être sauvée des griffes des puissants de ce monde, vie cachée sous les ailes du Très-Haut, cachée en Dieu.
La vie du Christ commence comme elle s’achèvera dans le silence et dans l’humilité. C’est peut-être ce qui fait la sainteté de cette famille si ordinaire qui porte en elle le trésor de l’humanité.

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Dieu dans une mangeoire

Fête de la Nativité du Seigneur

25 décembre 2016

Luc 2, 1-14

« Ô homme, éveille-toi, c’est pour toi que Dieu s’est fait homme » !
Je me rappelle un chant de Hugues Aufray qu’on chantait en veillées scoutes : « Le bon Dieu s’énervait dans son atelier… pour faire un homme, Dieu que c’est long ! »
Oh, oui, c’est long car il a été créé par Dieu avec amour et soin… mais Dieu est un Dieu patient, et heureusement car pour le sauver, cet homme, c’est encore plus long !
Si nous avons été créés à l’image de Dieu, nous avons été créés libres, et nous avons utilisé cette liberté à mauvais escient, ce qui a causé notre chute !
Et Dieu va passer toute la Bible à essayer de se dire et de sauver les hommes, sa création bien-aimée : Il va tout essayer et tout utiliser : des hommes, des événements, sur tous les tons et tous les modes possibles… rien à faire : nous restons sourds et aveugles !
Alors Dieu prend le risque absolu : lui qui, compatissant, nous a revêtus de peau au soir de la création, Il va revêtir notre chair, toute notre humanité pour nous relever, nous offrir sa divinité. Tous ses mots et actes d’amour étaient insuffisants, alors Il a fait le don absolu : l’Incarnation.
Jésus, le Verbe de Dieu, la Parole agissante, naît d’une femme, une nuit, dans une étable, emmailloté, dans une mangeoire… mais la nuit devient lumière pour les bergers et les mages, les bandelettes deviennent linceul pour un Dieu qui va rechercher dans la mort ceux qui étaient perdus, et la mangeoire devient table de l’Eucharistie pour l’Église de tous les temps !
Oui, c’est parce que chacun de nous est la création bien-aimée de Dieu, la personne préférée de Dieu avant même sa conception, qu’Il se donne à nous et qu’il naît ce soir.
Cette naissance n’est pas un anniversaire avec gâteau et bougies, elle est venue effective de Dieu en moi, en chacune de mes sœurs et chacun de mes frères en humanité. Cette naissance nous recréé et nous met en relation intime avec Dieu, celui qui se promenait dans le jardin au souffle du jour et demandait à Adam : « Où es-tu ? »
Alors que vais-je lui répondre ? Serai-je installée confortablement dans mon sofa ? Vais-je jouer les abonnées absentes ? Vais-je me cacher et avoir honte d’être la créature qu’Il a contemplée et trouvée belle ? Ou vais-je me présenter à lui, telle que je suis, le laisser entrer en moi et moi plonger en lui pour qu’Il me recréée chaque jour et particulièrement cette nuit où Il décide de tout risquer pour me sauver ?
Oui, Dieu a décidé de se faire plus proche de nous que jamais Il ne l’avait fait, notre Dieu a décidé de vivre toute notre vie, même ses côtés les plus pénibles, les plus laids ; Il s’est fait frère, ami, Il s’est dévoilé totalement par ses actes et ses paroles, par son être entier… Il nous a offert sa vie pour que nous ayons la Vie et nous a offert son corps et son sang pour que nous vivions par lui, avec lui et en lui…
Ces dons ne marchent pas au mérite, l’Esprit nous donne par grâce, gratuitement et sans mesure… cependant ils ne porteront du fruit en abondance qu’avec notre adhésion totale et notre collaboration active, à l’exemple de l’attitude de Marie à l’Annonciation et dans toute sa vie ultérieure ; en effet, Dieu nous invite chacun à participer à sa merveilleuse œuvre de salut…
Alors je n’ai qu’un mot à dire, en reprenant une parole de St Augustin :
« Ô homme, éveille-toi, c’est pour toi que Dieu s’est fait homme » !

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L’annonciation à Joseph

4e dimanche de l’Avent – Année C

18 décembre 2016

Matthieu 1, 18-24

Jésus : Dieu sauve
Suite à la longue liste des ancêtres du Christ, ne passons pas trop vite sur les raccourcis de l’Evangile si sobre de ce dimanche.
On l’appelle aussi « l’annonciation à Joseph » », mais avant que Joseph déchiffre en son cœur la réponse à sa question angoissée, accompagnons-le jusque dans son sommeil. Ce Juste est dans une situation impossible : sa fiancée est enceinte et la Loi la condamne … Les Ecritures s’entrechoquent dans son cœur : « Seigneur, serais-tu, pour moi, comme un ruisseau trompeur ? »… j’enfonce dans la vase du gouffre et rien qui me retienne »… « Des profondeurs je crie vers toi Seigneur »…
Dans l’énigme de la nuit sombre, Joseph demeure cependant dans l’espérance et la réponse surgit des Ecritures elles-mêmes :« Ne crains pas… elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus ».
Cet homme si droit, si humble reçoit la seule Parole qu’il devra annoncer : « Jésus », le nom de l’Enfant- Dieu, le fils de Marie : « Jésus » Dieu sauve.

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Oui, notre Sauveur vient !

3ème Dimanche de l’Avent

10 décembre 2016

St Matthieu 11,2-11

Nous entrons dans la célébration du 3ème Dimanche de l’Avent, Dimanche de la joie L’attente peut susciter en nous : l’impatience, l’énervement, l’inquiétude, et même la tristesse ,lorsqu’on se dit que celui qu’on attend ne viendra pas. Mais nous, nous attendons Celui qui vient…qui est tout proche, que nous apercevons déjà …dans la foi. Notre attente est pleine de joie, parce qu’Il est déjà là… dans son Corps qu’est l’Eglise, dans son Eucharistie, au fond de notre cœur, dans notre frère. Oui notre Sauveur vient. Il vient à nous dans nos faux pas, nos aveuglements, nos entêtements et nos mutismes boudeurs. Il ne nous laisse pas nous enfermer dans la tristesse. Il vient nous sauver et nous remplir de son Amour et de sa joie.
Celui qui vient…ne cesse de nous dire « Viens, suis-moi »
Heureux sommes-nous si, pleins de joie, nous répondons :« Me voici »
Réjouissez -vous sans cesse dans le Seigneur, Servez Le dans l’allégresse.

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2e Dimanche de l’Avent – Année A.

4 décembre 2016

Matthieu 3, 1-12

L’évangile de ce dimanche est comme un vent violent qui emporte tout sur son passage, c’est la voix âpre du Baptiste, qui résonne au milieu du désert de Judée. Même si Dieu n’est pas dans la tempête, il faut bien qu’elle arase le sol, balaie les scories du péché, purifie les cœurs endurcis. Que sait-il, celui qui n’a jamais été ébranlé dans ses certitudes ? C’est la mission de Jean, ce nouvel Elie, que de préluder, par une ouverture magistrale, à la venue de Jésus, de nuit, sans fracas, dans le « murmure d’un silence ». Seuls les humbles lui rendront hommage. L’orgueil et la prétention l’ignoreront superbement. Le feu brûlant de son amour fera trembler les puissants.
Le Seigneur nous appelle à la conversion, celle de Jean lui-même. Cet homme si grand, « le plus grand des prophètes » est aussi « le plus petit » dans le Royaume qui vient. Humblement, il s’incline devant ce Seigneur infiniment plus fort, dans sa faiblesse même.
Dans la nuit du monde et de nos vies, brille déjà l’étoile de notre délivrance.

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Comme il en fut aux jours de Noé

Premier dimanche de l’Avent

27 novembre 2016

Mt 24,37-44

« Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’Homme »
On mangeait, on buvait … et Noé construisait une arche.
On ne se doutait de rien, mais quand survint le déluge, il y avait là une arche de prête pour sauver Noé, les siens, et les animaux de la création.
Quand vient le Fils de l’Homme, il prépare ce qu’il faut pour nous sauver.
Nous allons fêter bientôt sa venue dans la crèche, dans une mangeoire.
Là, dans son humanité, est prêt notre salut
Dans l’offrande sur le bois de la Croix, est offert notre salut
Dans le baptême, qui nous fait traverser avec Lui l’abîme de la mort et entrer dans la résurrection, nous recevons le salut,
Dans la nouvelle arche qu’est L’Église, nous partageons, nous célébrons notre salut.
Le Fils de l’Homme peut venir, et qu’en ce jour soit détruit tout mal, toute mort, tout péché. Il vient, et tout est prêt pour nous sauver. Alors veillons et soyons prêts nous aussi.
« Venez ! montons à la montagne du Seigneur, * à la Maison du Dieu de Jacob ! Qu’il nous enseigne ses chemins, et nous irons par ses sentiers. » Is 2,3